L’usine de cannabis thérapeutique de Louiseville va amorcer sa production au cours du printemps.

Les emplois créent de l’intérêt

Louiseville — Le lancement prochain de la production de cannabis thérapeutique à l’usine IsocanMed à Louiseville suscite un vif intérêt auprès de chercheurs d’emplois qui pourraient bénéficier d’une formation sur mesure, comme le souhaitent les promoteurs.

IsocanMed travaille à la mise sur pied d’un programme de formation en horticulture pour ses employés de production. Il est encore un peu tôt pour connaître le nombre de personnes susceptibles de suivre cette formation, mais la volonté de l’entreprise est que le processus se mette en place rapidement.

Voilà pourquoi IsocanMed rencontrera prochainement des maisons d’enseignement de la région afin de connaître leur intérêt et de voir comment elles peuvent lancer un tel programme en peu de temps.

«Il fallait d’abord que l’entreprise obtienne sa licence de production. Maintenant que c’est fait, on peut se pencher sur une cohorte de formation. On va accompagner les promoteurs et on va faire les liens avec les institutions scolaires», raconte Jean-Frédéric Bourassa, coordonnateur du service de développement économique et du territoire de la MRC de Maskinongé.

La publication de cette nouvelle dans l’édition du Nouvelliste de samedi a entraîné de nombreuses réactions, notamment sur les réseaux sociaux. À l’instar de lecteurs ayant contacté Le Nouvelliste en fin de semaine pour savoir où envoyer leur curriculum vitae, des citoyens ont approché Yvon Deshaies afin d’obtenir la même information.

«Il doit y avoir une vingtaine de personnes qui m’ont dit en fin de semaine qu’elles étaient intéressées à travailler à cette usine. Les gens sont curieux de voir ça, il y en a qui veulent changer d’emploi, c’est nouveau», raconte le maire de Louiseville.

La MRC de Maskinongé vit le même genre de phénomène. Depuis le mois d’août, près de 20 personnes souhaitant travailler à l’usine d’IsocanMed ont fait parvenir leur CV au bureau de la MRC, indique M. Bourassa.

Jean-Frédéric Bourassa

«Il y a un intérêt marqué et c’est une première à ma connaissance de voir un impact aussi grand pour un projet. Dès qu’on a fait les premières annonces, on a reçu des CV. C’est spécial, surtout en période de rareté de la main-d’œuvre.»

Selon M. Bourassa, le type d’emplois qu’offrira IsocanMed peut être à l’origine d’un tel engouement.

«Du travail en biologie, en horticulture, c’est complémentaire à ce qu’on retrouve actuellement sur le territoire. Des gens avec ce bagage n’ont pas nécessairement beaucoup d’employeurs potentiels. On est très content de cette nouvelle. C’est une belle réalisation d’avoir une entreprise aussi professionnelle et sérieuse, une entreprise qui a toujours fait ce qu’elle disait qu’elle ferait», raconte M. Bourassa, convaincu des impacts positifs de cette nouvelle industrie.

IsocanMed a besoin de 25 personnes pour lancer ses activités et ce nombre grimpera rapidement à 50. Ces emplois à venir donnent le sourire à Yvon Deshaies.

«Je sais depuis longtemps que le projet était majeur, mais il fallait être prudent. On attendait la décision de Santé Canada et on ne pouvait pas dire un mot. Et je comprends la prudence de la compagnie. Par contre, les gens sont surpris de l’ampleur. Ils ne pensaient pas que c’était autant d’envergure. Au début, des gens pensaient que ça serait cultivé dans un champ, comme dans le temps des champs de tabac dans Lanaudière, et que les enfants iraient jouer là. Les gens sont surpris de l’ampleur du projet, mais les réactions sont bonnes», dit M. Deshaies.

Le maire affirme avoir visité l’usine il y a un peu plus d’un mois. Il s’est dit «émerveillé» de son tour du propriétaire.

«C’est l’ampleur, la grandeur, le niveau de sécurité. La bâtisse est à la fine pointe de la technologie. C’est quelque chose.»

Yvon Deshaies

Les gens qui désirent travailler à cette usine peuvent envoyer leur curriculum vitae à la MRC de Maskinongé qui les transférera à IsocanMed. Voici l’adresse courriel: mrcinfo@mrc-maskinonge.qc.ca.