Des travailleuses de près d’une vingtaine de Centre de la petite enfance du Centre-du-Québec ont voté en faveur du recours à la grève générale illimitée.

Les éducatrices en CPE votent la grève générale illimitée

Des travailleuses de près d’une vingtaine de Centre de la petite enfance du Centre-du-Québec ont voté en faveur du recours à la grève générale illimitée. Le débrayage sera appliqué au moment jugé opportun.

Lors d’une assemblée générale spéciale dimanche, les membres ont voulu adresser un message aux employeurs qu’un coup de barre doit être donné rapidement, pour enfin conclure une entente satisfaisante après plus de trois ans de négociation.

Après le refus d’une entente nationale de la direction, le Syndicat a alors tâté le pouls des quelque 350 travailleuses qui ont voté à 90,2% en faveur d’un mandat de grève.

Les éducatrices veulent d’abord et avant tout obtenir un règlement conforme à leurs attentes et à ce qui a été négocié dans l’ensemble du Québec. «Elles ne veulent pas avoir des conditions de travail moindres. On veut mettre de la pression, on veut que ça bouge et que ça se règle», affirme avec conviction la présidente du syndicat régional des CPE du Coeur du Québec, Dominique Jutras.

Jusqu’à présent, 14 rencontres de négociations n’ont pas permis d’obtenir une entente sur les questions d’organisations du travail, dont les horaires, les choix de vacances, l’ancienneté et la liste de rappel. Pour la grande majorité des autres CPE membres d’autres associations patronales, les négociations sont pratiquement réglées.

Parmi la liste des Centre de la petite enfance de Trois-Rivières, les CPE Saute-Mouton, Margo La Lune, La Maisonnée, L’arbre enchanté et Jean-Noël Lapin pourraient être en grève. Le CPE La Tourelle de l’Énergie du côté de Shawinigan, La Clé des Champs à La Tuque, Fleur de soleil à Plessisville, Gripette à Nicolet et le Manège des Tout-Petits à Grand-Mère prendraient partie.

Les deux installations du Papillon enchanté, les P’tites Abeilles situés à Drummondville et La Maison des Amis à Victoriaville sont également visés par cette négociation.

Selon Dominique Jutras, les éducatrices sont les premières touchées par les répercussions de la grève. «Notre but, c’est de régler pour avoir une convention satisfaisante. La majorité des parents sont encore de notre côté, mais ils seront amenés à trouver un plan B.»

Une autre journée de négociations aura lieu vendredi. La grève générale pourrait se produire le 19 avril prochain.