On aperçoit ici Julie L’Heureux, directrice de l’Institut Keranna, en compagnie de Marie-Hélène Boucher, directrice à l’innovation et à l’accompagnement pédagogique.
On aperçoit ici Julie L’Heureux, directrice de l’Institut Keranna, en compagnie de Marie-Hélène Boucher, directrice à l’innovation et à l’accompagnement pédagogique.

Les écoles privées prêtes à affronter l’année

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — À l’École Vision de Trois-Rivières, la direction va poster quelqu’un à la station de lavage des mains pour s’assurer que les jeunes élèves suivent les directives de la Santé publique à la lettre. Comme toutes les écoles primaires de la région, la direction et le personnel amorcent l’année scolaire forts de l’expérience du retour en classe vécu au mois de mai. «Ça nous prend quelqu’un qui est proche de la station de lavage des mains parce que sinon, ils ne le font pas vraiment», avait pu constater à ce moment-là la directrice, Caroline Melançon. Comme partout ailleurs en milieu scolaire, les mesures sanitaires sont prises très au sérieux.

À l’Institut secondaire Keranna, les horaires ont été revus pour minimiser les croisements entre élèves, indique la directrice, Julie L’Heureux. Le nombre de surveillants a aussi été augmenté.

À l’école primaire Val-Marie, la directrice, Carla Cholet, se réjouit que les normes sanitaires soient toutefois un peu différentes. «Les enfants vont pouvoir jouer au ballon», se réjouit-elle, alors qu’au printemps, aucun jouet commun n’était autorisé. Quant aux masques que les 10 ans et plus devront porter, Mme Cholet prévoit qu’il y aura de l’apprentissage à faire. «On va le voir en le vivant», dit-elle.

Au niveau secondaire, les élèves n’ont pas mis les pieds dans leur établissement depuis le début du confinement, le printemps dernier. Le directeur du Séminaire Saint-Joseph, Dany Dallaire avait hâte que les élèves viennent redonner vie à leur école. On est prêt à démarrer et à réussir l’année, même s’il devait y avoir un deuxième confinement. Il y a assez d’ordinateurs pour tous «et les profs ont été formés à l’interne en juin», dit-il. L’accompagnement à distance qu’il a fallu déployer en mars a permis de peaufiner les stratégies, dit-il. C’est le cas, d’ailleurs, dans toutes les écoles privées.

À Keranna, on va fournir des Chrome Books à tous les élèves et la plateforme d’enseignement en ligne permettra aux élèves obligés de s’absenter d’être virtuellement présents dans les classes au moment des cours, explique Julie L’Heureux.

«Il y a moins d’inconnus. C’est un avantage d’avoir vécu le retour à l’école en mai», fait valoir la directrice du Collège Marie-de-l’Incarnation, Élisabeth Jourdain. «On sait à quoi s’attendre et on sait sur quoi miser. Les gens sont contents de revenir», constate-t-elle.

Au Séminaire Sainte-Marie, on est heureux de pouvoir continuer à offrir des sessions de E-Sport aux élèves C’est une nouveauté très prisée par les jeunes. Le SSM a travaillé en collaboration avec la Santé publique et pourra autoriser cette activité grâce au port du masque. «C’est comme à la cafétéria», fait valoir le directeur, Jean-Sébastien Roy.

La directrice du Collège Notre-Dame-de-l’Assomption, Mylène Proulx, doit de son côté composer avec une baisse d’élèves internationaux, les nouveaux n’ayant pas pu obtenir de permis pour étudier au Québec à cause de la COVID-19. Mise à part cette situation, «on est blindé» pour réussir l’année, assure-t-elle. L’usage des ordinateurs pour des formations à distance est une pratique qui a cours depuis 15 ans dans cette école privée de Nicolet. Tous les cahiers d’exercices et les volumes sont déjà virtuels. C’est donc bien plus facile de s’assurer que les élèves qui pourraient être mis en quarantaine ne manquent de rien, souligne-t-elle.

Seulement six élèves des écoles privées de la région ont demandé une exemption de présence à l’école en raison d’un état de santé précaire ou de celle d’un proche.

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