Julie L’Heureux, directrice de l’Institut secondaire Keranna et porte-parole des école privées de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
Julie L’Heureux, directrice de l’Institut secondaire Keranna et porte-parole des école privées de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Les écoles privées demandent une révision des mesures

Trois-Rivières — Tout comme les centres de services scolaires, les école privées de la région s’inquiètent beaucoup de la question du transport scolaire, en septembre, qui n’autorisera qu’un élève sur deux dans les bancs des autobus. La porte-parole des écoles primaires et secondaires privées de la région, Julie L’Heureux, croit que les élèves devraient pouvoir agir dans les autobus scolaires comme dans ceux de la STTR, soit se désinfecter les mains à l’entrée et porter un masque. «Les écoles privées demandent que les mesures soient révisées», dit-elle.

«Les transporteurs attendent des nouvelles et nos parents attendent aussi», dit-elle. D’habitude, en juin, «tous les dossiers sont réglés», ce qui n’est pas le cas.

«Des commissions scolaires qui ont les mêmes mesures que nous à appliquer ont déjà fait savoir à des écoles privées qu’elles ne pourraient pas transporter leurs élèves l’année prochaine parce qu’elles vont manquer de places», ajoute Mme L’Heureux.

Tout comme les centres de services scolaires, les écoles privées attendent des directives claires sur ce qu’il faudra faire, également, pour les pauses, les dîners et les cours optionnels.

Mme L’Heureux indique que les élèves ont grandement participé aux activités scolaires offertes par les écoles privées durant le confinement. «Lorsque la participation n’y était pas, il y avait des mesures pour les rejoindre», indique-t-elle. Malgré tout, en septembre, «il va y avoir des périodes de mise à niveau», prévient-elle.

La non-présence des élèves en classe durant le confinement a suscité quelques questionnements de la part de certains parents au niveau des droits de scolarité. Mme L’Heureux indique que ces situations, peu nombreuses, ont été réglées cas par cas. Différentes approches ont été offertes à ceux et celles qui ont éprouvé des difficultés de paiement, par exemple en modifiant les formes de paiements ou en les dirigeant vers les bourses de scolarité. «Tous les parents signent un contrat de services éducatifs qui nous lie. Eux s’engagent à payer une partie des droits et nous nous engageons à leur livrer un service. Normalement, ce service-là est en présentiel. Des cours en ligne au primaire et au secondaire, on n’avait jamais vu ça», rappelle Mme L’Heureux.

«Ce qu’on nous a exprimé, au ministère et ailleurs, c’est que dès que la Santé publique et le gouvernement donnent des consignes et que les organisations ne peuvent plus s’en remettre aux contrats qui les lient, ce n’est plus le contrat qui prévaut. C’est la consigne des autorités de fermer les écoles et d’offrir du service à distance. «On l’a fait rapidement. Donc pour la portion des droits de scolarité, les écoles privées ne remboursaient pas les parents cette année», explique Mme L’Heureux. Toutefois, il y a eu des crédits au compte et des remboursements pour les frais complémentaires au prorata de l’année scolaire. «C’est le cas du transport scolaire et de la STTR», illustre-t-elle.

Finalement, par chance, il n’y a eu aucun cas de COVID-19 dans les écoles privées de la région, à l’exception du CMI où deux cas se sont déclarés.