Les échos du conseil municipal

Un montant record pour le pavage en 2019

Le budget alloué au pavage et à la réparation des rues du territoire de Trois-Rivières passera de 8M$ à 11M$ en 2019. C’est du moins la direction que souhaite prendre le conseil municipal de Trois-Rivières.
Le conseil a en effet été saisi d’un avis de motion, mardi soir, visant à augmenter le budget déjà prévu en 2019 pour le pavage des rues. Les 8 M$ déjà prévus passeront donc à 11M$ pour non seulement réparer les nids-de-poule mais également effectuer du pavage sur les rues le nécessitant.
Il s’agit, selon les premières constatations, d’un montant record pour la Ville de Trois-Rivières, qui consacrait plus ou moins 10M$ à son pavage depuis 2017, mais avait déjà consacré au pavage près de trois fois moins d’argent les années précédentes.
Selon le directeur général adjoint de la Ville, Ghislain Lachance, la disponibilité budgétaire permettait l’octroi de ces montants par le biais d’un règlement d’emprunt, sous la recommandation des fonctionnaires. Une requête qui a rapidement trouvé écho auprès des élus municipaux.
La mairesse suppléante, Ginette Bellemare, constate que de nombreuses requêtes de citoyens reçues au cours des dernières semaines nécessitaient la prise de cette décision. «Nous avons reçu beaucoup de commentaires, et aussi beaucoup de requêtes cette année, avec le gel et le dégel. Le pavage, c’est une qualité de vie qu’on veut offrir à nos citoyens», a signifié Mme Bellemare.

Projet-pilote pour la sécurité des piétons

Un projet-pilote visant à accroître la sécurité des piétons à l’intersection des boulevards du Saint-Maurice et des Chenaux à Trois-Rivières sera bientôt mis en place à cette intersection. Le projet visera à empêcher le virage à droite sur feu rouge lorsqu’un piéton activera la demande de traverse de piéton.
Selon le conseiller municipal Claude Ferron, cette intersection a été identifiée comme étant problématique, notamment en raison de sa courbe prononcée mais également de sa configuration qui empêche à certains moments de pouvoir voir si un piéton est en train de traverser. Le dispositif sera installé, en projet-pilote, pour les automobilistes arrivant du pont Duplessis et qui souhaitent tourner à droite sur le boulevard des Chenaux.
Ainsi, le dispositif électronique s’apparentant à un feu de circulation s’allumera lorsque le feu donnant la priorité aux piétons sera activé. Dès lors, le virage à droite sur feu rouge sera interdit pour les automobilistes arrivant de cette direction.
«C’est un projet que l’on discute depuis très longtemps», signale M. Ferron, ajoutant que si ce projet-pilote devait s’avérer concluant, il pourrait s’étendre à d’autres intersections qui seront identifiées comme étant problématiques, des intersections qui devraient d’ailleurs êtres identifiées à l’intérieur de l’étude systémique actuellement menée sur le territoire en lien avec la sécurité routière.

Tolérance zéro pour la violence verbale

La Ville de Trois-Rivières sévira désormais auprès des citoyens qui pourraient s’adonner à de la violence verbale envers un employé municipal. Le conseil municipal a été saisi d’un avis de motion, mardi soir, afin de réglementer cette pratique.
Le règlement, déjà en vigueur pour les policiers, s’appliquera désormais à tous les employés municipaux, alors que plusieurs d’entre eux, spécialement des services du 311, du 911 ou encore des inspecteurs en bâtiments, font parfois l’objet de violence verbale de la part de citoyens.
Désormais, la Ville appliquera une tolérance zéro pour ces gestes et ces paroles, et pourrait aller jusqu’à l’émission d’un constat d’infraction contre le citoyen qui serait verbalement violent envers n’importe quel employé municipal. Ces constats d’infraction, selon le règlement déjà en vigueur pour les policiers, pourraient aller de 100$ jusqu’à 1000$ d’amende, précise Annie Pagé, directrice des services juridiques à la Ville. Mme Pagé a par ailleurs confirmé que cette mesure s’appliquait également sur les réseaux sociaux, et qu’un citoyen qui serait tenté de s’en prendre à un employé municipal par le biais d’Internet s’expose aux mêmes sanctions.