Dans le dépotoir d'E-déchets situé à proximité du marché d'Agbogbloshie, au Ghana, les enfants qui travaillent à extraire les métaux précieux des appareils électroniques occidentaux n'ont souvent pas dix ans et ne disposent d'aucun équipement pour se protéger des fumées toxiques.
Dans le dépotoir d'E-déchets situé à proximité du marché d'Agbogbloshie, au Ghana, les enfants qui travaillent à extraire les métaux précieux des appareils électroniques occidentaux n'ont souvent pas dix ans et ne disposent d'aucun équipement pour se protéger des fumées toxiques.

Les E-déchets sonnent le glas du Ghana

Jean-Marc Lord, collaboration spéciale
Le Nouvelliste
Il s'en fallut de peu pour que la Ville de Trois-Rivières, en mai dernier, ne sache plus quoi faire de ses ordures, le site d'enfouissement de Saint-Étienne-des-Grès ne pouvant plus recevoir de sacs verts supplémentaires. Cette «crise des déchets» régionale rappelle, à petite échelle, une problématique d'envergure internationale: le trafic des déchets électroniques entre les pays, particulièrement entre les consommateurs du nord et les poubelles du sud. Petite histoire d'un téléphone cellulaire nord-américain qui sonne le glas de la santé publique dans un dépotoir à ciel ouvert du Ghana.