Les députés du Bloc québécois de la région ont reçu l’ordre de ne pas commenter les inconduites sexuelles qui ont été reprochées anonymement à leur chef, Yves-François Blanchet.
Les députés du Bloc québécois de la région ont reçu l’ordre de ne pas commenter les inconduites sexuelles qui ont été reprochées anonymement à leur chef, Yves-François Blanchet.

Les députés bloquistes de la région soutiennent Blanchet

TROIS-RIVIÈRES — Dans la foulée des allégations d’inconduite sexuelle dont fait l’objet le chef du Bloc québécois et député de Beloeil-Chambly, Yves-François Blanchet, les députés bloquistes de la Mauricie et du Centre-du-Québec semblent se ranger derrière leur leader, bien qu’ils aient tous reçu l’ordre de n’émettre aucun commentaire.

C’est par le biais d’un courriel que les députés du Bloc québécois ont été mis au courant de ces récentes allégations. Ils se sont ensuite entendus sur le fait qu’il était préférable pour leur équipe de ne pas commenter publiquement le dossier tant que les choses n’auront pas évolué.

Toutefois, questionné à ce propos, le député de Bécancour-Nicolet-Saurel, Louis Plamondon, a laissé entendre qu’il se rangeait derrière Yves-François Blanchet, en qui il a totalement confiance. Il a terminé en disant qu’il croyait la déclaration de son chef de parti.

Pour sa part, la députée de Trois-Rivières, Louise Charbonneau, a également souligné qu’elle préférait demeurer silencieuse, avant de mentionner que les dénonciations anonymes devraient être considérées différemment de celles qui sont faites publiquement par de présumées victimes.

Enfin, il a été impossible de contacter le député du Bloc québécois dans Berthier-Maskinongé, Yves Perron.

Quant au député Blanchet, il a nié sans équivoque toutes les allégations dont il fait l’objet. Le Nouvelliste a tenté d’entrer en contact avec lui, mais celui-ci a raccroché abruptement, signe qu’il ne souhaite émettre aucun autre commentaire que ceux qu’il a déjà rendus publics.

Dans un communiqué de presse publié mercredi par son attachée de presse, Carolane Landry, le député de Beloeil-Chambly «invite la personne ayant publié les allégations à porter plainte aux autorités compétentes». Il souligne ensuite qu’il espère que les voies légales pourront être empruntées dans les autres cas de dénonciations «afin de protéger de réelles victimes d’agressions sexuelles».

Rappelons que le chef du Bloc québécois a été accusé d’inconduite sexuelle de façon anonyme sur la page Facebook Hyènes en jupons. Selon les dires de l’utilisatrice, l’homme politique aurait insisté auprès d’elle afin d’obtenir des services sexuels, en 1999, alors qu’il était gérant du chanteur Éric Lapointe.

C’est le soir du lancement de l’album États d’amour d’Isabelle Boulay que ces actions auraient été commises.