Le mot «trahis» a été écrit dans les fenêtres de la station de pesage sur l’autoroute 40.

Les contrôleurs routiers se sentent trahis

Trois-Rivières — En moyens de pression depuis décembre dernier, les contrôleurs routiers ont trouvé une façon peu subtile de se faire entendre. À l’aide d’autocollants, ils ont écrit le mot «trahis» dans la fenêtre de la station de pesage située sur l’autoroute 40 dans le secteur Pointe-du-Lac, à Trois-Rivières.

Il s’agit d’un des nombreux sites au Québec où une telle mesure a été adoptée par les membres de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec (FCCRQ), puisque leur contrat de travail est actuellement échu.

«C’est leur manière de manifester par rapport à leur convention. On voit ça dans plusieurs postes à travers le Québec, où on a écrit Trahis ou Vol», explique Éric Santerre, coordonnateur relations médias pour Contrôle routier Québec.

Ce dernier prévient qu’il s’agit d’un moyen de pression qui n’influence pas le travail des contrôleurs routiers au quotidien.

«Il n’y a pas d’impact par rapport à la sécurité des gens. Les interventions sur route et les contrôles se poursuivent. On continue d’être opérationnel à ce niveau.»

La FCCRQ n’a pas retourné l’appel du Nouvelliste mercredi. Sur son site Internet, elle indique que ses membres sont sans contrat de travail et que «le gouvernement refuse de respecter ses engagements. Nous considérons avoir été trahis».

Le 6 mars 2017, le gouvernement du Québec avait pourtant annoncé s’être entendu en principe avec ses quelque 300 contrôleurs routiers pour une période de cinq ans après des négociations qui s’étaient entamées en avril 2015.