Annulée en Mauricie à la suite de la neige tombée la nuit précédente, la manifestation de conducteurs d’autobus a eu lieu à Sherbrooke.

Les conducteurs d’autobus en quête de reconnaissance

Trois-Rivières — Pénurie de main-d’œuvre et salaire inférieur aux demandes pourraient-ils mener à une crise dans le monde du transport scolaire? C’est ce que craint la Fédération des employées et employés des services publics – CSN, qui demande au gouvernement de hausser le financement dans le domaine.

Le syndicat, qui représente 3000 chauffeurs, a tenu lundi un peu partout au Québec, là où la température le permettait, des activités lors desquelles les conducteurs circulaient à basse vitesse afin de se faire voir, le tout ayant pour but de sensibiliser la population à leurs demandes. En Mauricie, avec la neige tombée dans les heures précédentes, on a préféré annuler le point de presse prévu à cet effet afin d’assurer la sécurité de tous.

Le syndicat estime que le salaire des personnes responsables du transport d’écoliers devrait être uniformisé à 20,02 $ de l’heure, alors qu’il oscille actuellement entre 12,07 $ et 17,86 $ à travers la province. Il donne en exemple la rémunération des éboueurs, supérieure à celle des conducteurs, pour un métier qui n’est pas plus facile, puisque 521 000 enfants mettent le pied dans un autobus jaune quotidiennement.

«Nous demandons donc au gouvernement de Philippe Couillard des enveloppes budgétaires bonifiées, dédiées et fermées qui serviront à augmenter les salaires et à offrir des conditions de travail qui reconnaissent le travail (des conducteurs», a indiqué Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur du Québec – CSN.

La FEESP – CSN dit craindre que le manque à gagner dans la rémunération de ses membres mène à une pénurie de conducteurs, qui se tourneront vers d’autres emplois.

Le manque de main-d’œuvre se ferait d’ailleurs déjà sentir à Montréal ainsi qu’à Sherbrooke.