Annie Bellerive, que l’on voit ici en compagnie de son fils, Marc-Antoine Rocheleau, est la nouvelle gestionnaire de l’ancien Centre équestre Céraville, qui est maintenant le Centre équestre Annie Bellerive.

«Les chevaux, c’est une passion»

TROIS-RIVIÈRES — Amoureuse des animaux, tout particulièrement des chevaux, Annie Bellerive réalise en quelque sorte un rêve d’enfant en devenant la gestionnaire de l’ancien Centre équestre Céraville, qui portera dorénavant son nom.

«Je disais à mes parents que j’aurais un ranch un jour quand j’étais petite», confie la femme d’affaires et mère de trois garçons qui a pris la relève de François Rainville et sa conjointe le 1er septembre dernier. Toujours propriétaire des installations situées sur la rue Alexandre dans le secteur Pointe-du-Lac à Trois-Rivières, M. Rainville a décidé de consacrer ses énergies à son entreprise de déneigement et à sa production agricole. Rappelons qu’il avait fait l’annonce au début du mois de juillet qu’il se retirait de l’aventure dans laquelle il s’était lancé en 2013. Sans l’arrivée de Mme Bellerive dans le décor, la décision de M. Rainville aurait vraisemblablement signifié la fin pour l’endroit.

La nouvelle gestionnaire précise d’ailleurs que le centre n’a jamais cessé ses opérations et qu’elle maintient l’offre de services mise en place par l’ancienne administration, soit les leçons d’équitation, la pension pour les chevaux, les fêtes d’enfants, la location de la salle située au deuxième étage du bâtiment et les camps de jour pendant la période estivale. Même si elle est entrée en poste qu’au début du mois, elle a tout de même déjà mis en place des nouveautés. Il est entre autres maintenant possible de pratiquer l’équitation en monte classique, avec une selle anglaise, alors que le seul type de monte accepté précédemment était le style western. De plus, les professeurs qui y enseignent les rudiments de l’équitation ne sont plus des employés salariés, mais bien des travailleurs autonomes. Autre signe que la continuité évoquée est bien réelle, les trois instructeurs actuels sont les mêmes qui étaient à l’emploi du centre Céraville auparavant.

«Nous offrons la même chose qu’avant, mais il y aura des nouveautés dans l’avenir», mentionne celle qui a conclu une entente de deux ans avec le propriétaire pour la location des installations et qui aimerait bien en faire l’acquisition éventuellement.

Déjà propriétaire d’un salon de toilettage pour animaux depuis une vingtaine d’années et d’une boutique en ligne spécialisée dans les produits dédiés à la pratique de l’équitation, prendre les rênes d’un centre équestre constitue en quelque sorte une suite logique pour elle.

«Les chevaux, c’est une passion pour moi et j’ai décidé que ma passion allait devenir mon travail», lance-t-elle sous le regard approbateur de son fils aîné de 17 ans, Marc-Antoine Rocheleau.

Adepte de rodéo, plus particulièrement de l’épreuve d’échange de cavaliers, le jeune homme sera également très impliqué dans les opérations du centre. Habité par la même passion que sa mère, il lui est très reconnaissant de lui donner l’occasion de s’épanouir auprès de ses bêtes préférées.

«J’ai toujours rêvé que l’on devienne les propriétaires de notre propre écurie. Mais je ne croyais jamais que l’on s’en occuperait [du Centre équestre Céraville] lorsque nous sommes venus pour une compétition il y a trois ans», indique le cow-boy qui a pris part à un rodéo dans le cadre du plus récent Festival western de Saint-Tite.

Un lien spécial avec les chevaux

En plus de mettre leurs installations et leur expertise au service des propriétaires de chevaux, Mme Bellerive et son fils continueront de s’occuper de leurs propres bêtes, qui vivent d’ailleurs dans les écuries du centre situé à quelques minutes du pont Laviolette. Ils sont en effet les propriétaires de trois chevaux soit Miley, une jument de compétition âgée de cinq ans, Princesse, une autre jument de 20 ans ainsi que son poulain de deux ans, Silver. Ce dernier constitue en quelque sorte un cadeau du ciel pour le duo mère-fils.

«Ça faisait quelques mois que nous l’avions [Princesse] et Marc-Antoine trouvait qu’elle engraissait beaucoup. Il a alors mis son oreille sur son ventre et il m’a dit: ‘‘maman, j’entends un cœur’’. On a fait venir un vétérinaire et il nous a dit qu’il allait y avoir un poulain qui allait sortir de là dans un mois», raconte Mme Bellerive avant de préciser que l’ancien propriétaire de Princesse lui a assuré qu’elle n’avait été en contact avec un étalon pendant à peine une quinzaine de minutes avant de joindre sa nouvelle famille.

En plus d’avoir été celui qui a entendu son cœur pour la première fois, Marc-Antoine a également été aux premières loges lors de la naissance de Silver. Comme ce dernier a décidé de naître plus tôt que prévu, il n’a eu d’autre choix que de participer à l’accouchement.

«Il y a un lien spécial entre eux», note Mme Bellerive.