L'Association des camps du Québec souhaite que le gouvernement aide les camps de vacances et les camps de jours en créant un fonds d'urgence de 26 à 33 millions $.
L'Association des camps du Québec souhaite que le gouvernement aide les camps de vacances et les camps de jours en créant un fonds d'urgence de 26 à 33 millions $.

Les camps de vacances demandent la création d’un fonds d’urgence

Matthieu Max-Gessler,  Initiative de journalisme local
Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
HÉROUXVILLE — Avant même l’annonce de Québec de jeudi, l’Association des camps du Québec (ACQ) prévenait que beaucoup de ses membres auraient du mal à passer à travers l’été, que les camps aient lieu ou non. L’ACQ demande donc la création d’un fonds d’urgence de 26 à 33 millions $ pour aider les camps à se conformer aux directives de la santé publique ou à survivre en attendant l’été 2021.

«Les gouvernements détiennent un pouvoir de vie ou de mort sur les camps, qui ont jusqu’au 29 mai pour décider s’ils maintiennent leurs activités», indiquait l’ACQ dans un communiqué envoyé jeudi matin.

Dans son communiqué annonçant sa décision d’autoriser les camps de jour, mais pas les camps de vacances avec hébergement, le gouvernement ne précise pas si ceux-ci bénéficieront d’une aide financière. «Des discussions sont présentement en cours concernant des solutions qui permettront d’accompagner adéquatement les responsables», a indiqué Québec, concernant les camps de jour.

L’ACQ estime que sans un coup de pouce gouvernemental, 71 % des sites de camps de jour et de camps de vacances demeureront fermés cet été. Pire encore, selon un sondage mené du 15 au 19 mai par l’Association, de ce nombre, un camp sur trois risque de faire faillite. En Mauricie, 60 % des camps devront fermer sans aide gouvernementale, selon ce sondage.

Le directeur général du Camp Val Notre-Dame de Hérouxville, Gilles Brûlé, espère bien que Québec entendra l’appel à l’aide lancé par l’ACQ.

«C’est essentiel que le gouvernement le fasse (aider les camps). Il l’a fait pour tous les autres commerces, ou presque, alors pourquoi les camps et les sites de plein air n’y auraient pas droit? S’il n’y a pas de subvention, il n’y a pas beaucoup de camps qui vont résister, surtout qu’il n’y en a pas beaucoup qui sont ouverts quatre saisons. Donc oui, cette aide est essentielle, surtout avec toutes les pertes qu’on a eues depuis le début», affirme-t-il.

La directrice générale du camp et de l’auberge Lac en Cœur, Martine Dupont, espère elle aussi que Québec viendra en aide aux camps de vacances qui voient leur été tomber à l’eau.

«C’est sûr qu’il nous faut de l’aide financière des gouvernements. On s’apprête à fêter notre 75e anniversaire en 2021, mais avec ce qui arrive, ça nous met en péril», prévient-elle.