La famille Bertrand: Liam, Maël, Steve et Gésica.

Les Bertrand lancent un appel à l'aide

La malchance s'acharne sur la famille Bertrand depuis quatre ans. À bout de souffle, la mère lance un appel à l'aide afin de se sortir de ce véritable cauchemar.
Les déboires des Bertrand commencent en novembre 2013. Enceinte d'un deuxième enfant, Gésica, la mère, contracte une choléstase gravidique. La maladie est grave; les risques pour le bébé le sont tout autant. Le foie ne fait plus son travail et les acides biliaires commencent à s'accumuler dans le sang de Gésica. Résultat: les acides se propagent dans l'organisme et le foetus est directement exposé.
La menace est trop grande pour la santé du petit Maël et la grossesse est interrompue à la 37e semaine. L'enfant naît et il semble en bonne santé. Les apparences sont, malheureusement, trompeuses. Des problèmes respiratoires affligent Maël dès sa troisième semaine de vie et la famille est assignée à l'hôpital pour d'incessants rendez-vous afin de poser un diagnostic à l'enfant. Trois ans plus tard, aucun médecin n'a réussi à trouver la source des symptômes.
«À presque quatre ans, Maël est encore continuellement malade et, maintenant, des problèmes gastroentériques se sont ajoutés depuis un an», peut-on lire sur la page de sociofinancement de la famille.
En février 2014, trois mois après la naissance prématurée de Maël, un incendie ravage la résidence louée par les Bertrand. Comme si ce n'était pas assez, un conflit avec les experts et les assurances éclate et le paiement des indemnités est retardé. Ne leur restant que les vêtements qu'ils avaient sur le dos au moment sinistre, les membres de la famille ont tout perdu. Ils errent pendant plus de quatre mois chez qui veut bien les héberger.
Heureusement, un membre de la famille vient poser un baume sur leurs plaies en facilitant l'acquisition d'un nouveau domicile. Un an plus tard, la compagnie d'assurance leur verse 40 000 $; c'est trop peu pour couvrir les dettes accumulées depuis l'incendie.
Durement touchée, Gésica développe des symptômes de dépression et Liam, l'aîné de la famille, commence à faire de l'anxiété. Travaillant de nuit et à l'extérieur, Steve, le père de famille, est épuisé et ne peut apporter le soutien qu'il souhaiterait.
En septembre 2014, le congé de maternité de Gésica prend fin. Malgré le contexte difficile, elle rouvre la garderie familiale. Trois mois plus tard, une tempête frappe la région et l'abri tempo s'effondre sur les voitures du couple. Gésica sort et tente de dégager les véhicules du mieux qu'elle peut. 
En se réveillant le lendemain matin, elle découvre ses jambes recouvertes d'ecchymoses. Son état continue de se dégrader et, deux jours plus tard, Gésica se rend à l'urgence. «En moins de cinq minutes, elle se retrouve couchée sur une civière et déclarée en état critique», lit-on sur la page. Un total de 54 ecchymoses seront dénombrées sur ses membres inférieurs, dont certaines de la taille d'une balle de tennis.
Cette fois-ci, les médecins sont en mesure de poser un diagnostic. Gésica est atteinte du purpura thrombopénique immunologique (PTI), une maladie qui entraîne une destruction des plaquettes dans le sang. La situation est critique, le risque d'hémorragies est important et une hospitalisation d'urgence s'impose. Malgré six mois de traitements, les méthodes médicales classiques sont peu concluantes et Gésica fait plusieurs rechutes. La mère de famille opte alors pour des traitements alternatifs et on découvre que les récidives sont dues au stress et à l'épuisement. Pas surprenant puisqu'en tant que travailleuse autonome, Gésica ne peut pas prendre congé malgré sa maladie. Elle continue donc de travailler en dépit de la fatigue. Positive et déterminée, elle reprend tranquillement des forces et réussit, une fois de plus, à passer au travers.
Après toutes ces épreuves et 10 ans de vie commune, le couple décide de se marier. Tout est prêt: la salle est louée, le photographe est réservé et les décorateurs sont engagés. Et pourtant, en décembre 2016, le ciel tombe une fois de plus sur la tête des Bertrand. Une infiltration d'eau se déclare et d'importants problèmes de fondation et de plomberie sont découverts. La facture s'élève à 28 000 $ et les assurances n'en couvrent que 15 000 $. Le mariage tombe à l'eau.
Les travaux sont donc réalisés et la famille se croit enfin tranquille. Mais comme un malheur n'arrive jamais seul, l'humidité du sous-sol a entraîné des moisissures dans les murs. La nouvelle est mauvaise, d'autant plus que des problèmes pulmonaires se sont déclarés chez des enfants de sa garderie. Des tests d'air sont réalisés et des concentrations importantes de champignons de type Aspergillus sont décelées au sous-sol. Pouvant causer des problèmes respiratoires graves, le sous-sol est condamné et la garderie déménagée au rez-de-chaussée. Le coût des travaux s'élève à plus de 25 000 $.
Au bout du rouleau, la famille demande l'aide du public afin de ne pas perdre la maison aux mains de la banque. «Aujourd'hui nous mettons de côté notre fierté et sollicitons votre générosité afin que nous puissions enfin vivre dans un endroit sain et retrouver une vie calme et heureuse», concluent-ils sur la page de leur campagne de sociofinancement au www.gofundme.com/unefinheureusepourlesbertrand.