Le président élu des États-Unis, Donald Trump

Les Américains entament 2017 avec optimisme

Après une année marquée par de pénibles affrontements politiques, les conflits à l'étranger et les tueries de masse, les Américains s'apprêtent à entamer 2017 sur une note optimiste, indique un sondage de fin d'année.
Le coup de sonde mené par l'Associated Press et la Time Square Alliance révèle que plus de 55 pour cent des Américains sondés croient que l'année à venir sera meilleure sur le plan personnel. Il s'agit d'une amélioration de 12 points de pourcentage par rapport à l'an dernier.
Le sondage a été mené en ligne auprès de 1007 adultes entre le 9 et le 11 décembre. Selon l'Association de la recherche et de l'intelligence marketing, les sondages réalisés en ligne ne peuvent pas avoir de marge d'erreur puisque leur méthode d'échantillonnage est non probabiliste.
Un bilan amer
Environ le tiers des répondants estiment que la situation aux États-Unis a été bien pire en 2016 par rapport à l'année précédente. Seulement 18 pour cent jugent que le portrait s'est amélioré pendant cette période.
Un démocrate a plus de chances de jeter un regard sévère sur l'année qui tire à sa fin, et un républicain voit probablement 2017 d'un bon oeil.
Le professeur Benjamin Alsup, de l'Université de Miami, dit pouvoir expliquer cette situation en trois mots: «Trump, Trump, Trump!»
Robert Greenstone, un agent immobilier de New York, estime que le discours politique ayant mené à l'élection de Donald Trump a été éprouvant pour tous sur le plan émotionnel. «La quantité de désinformation a fait en sorte que les gens soupçonnaient tout et tout le monde, même leurs voisins», a-t-il avancé.
Rétrospective
Les répondants ayant dressé une liste des dix nouvelles les plus importantes de 2016 ont pour la plupart placé la victoire électorale de M. Trump au sommet de ce palmarès.
Près de la moitié d'entre eux y ont également inclus la mort de citoyens aux mains de policiers ainsi que les représailles contre les forces de l'ordre. L'importance de la propagation du virus Zika a été soulignée par 43 pour cent des répondants.
Plus de 60 pour cent disent avoir été marqués par les tueries à Orlando, en Belgique, en Turquie, au Pakistan et en France.