Les actualités municipales de Shawinigan

Nouveau cautionnement

Shawinigan — À sa dernière séance régulière, le conseil municipal a adopté une résolution pour se porter à nouveau caution en faveur de la Société de développement de Shawinigan pour un montant de 1,5 million $, correspondant à un prêt à être conclu avec la Caisse Desjardins de la Vallée-du-Saint-Maurice pour la poursuite des travaux sur le site de l’ancienne usine Laurentide.

En décembre 2017 également, les élus avaient accepté de cautionner un prêt de la SDS avec la même institution financière, cette fois au montant de 800 000 $, dans le cadre du même chantier. Enfin, en mai 2016, la Ville avait aussi accordé un cautionnement de 2,5 millions $ à la SDS «pour procéder au démantèlement des équipements et à la reconversion» de l’ancienne papeterie.

Une fois de plus, le maire, Michel Angers, explique la dernière décision par la nécessité d’apporter des liquidités à son bras immobilier en attendant que les sommes prévues entrent dans les coffres.

«Nous sommes toujours en attente d’une subvention du gouvernement», soupire-t-il. En décembre, il ajoutait qu’une partie du paiement de la propriété vendue à Nemaska Lithium expliquait également ce besoin de liquidités.

Directive de changement
Shawinigan — En séance extraordinaire le 29 janvier, le conseil municipal a accordé un montant supplémentaire de 173 343 $ à Allen Entrepreneur général dans le cadre des travaux de construction de la nouvelle usine de traitement d’eau potable du lac à la Pêche.

L’entreprise réclamait ce montant pour la disposition de matériaux d’excavation, pour laquelle un montant de 1,4 million $ était prévu. Les élus ont suivi la recommandation de la firme Stantec, qui suggérait d’accepter cette directive de changement au contrat initial.

Le maire, Michel Angers, explique qu’en théorie, la disposition des déblais devait s’effectuer tout près de la nouvelle usine. La Commission de protection du territoire agricole du Québec a toutefois demandé de le faire un peu plus loin, sur l’ancienne piste d’atterrissage de feu Bernard Laferrière, dans le secteur Saint-Gérard-des-Laurentides, ce qui entraîne des coûts supplémentaires.

Le directeur général, Gaétan Béchard, précise toutefois que le transport des matériaux de déblais à un site d’enfouissement autorisé, tel que prévu à l’origine, aurait coûté 4,9 millions $.

«On parlait de 900 passages de camions dans le secteur», fait-il remarquer. La possibilité de disposer de ces déblais dans le même périmètre permet donc, malgré tout, d’importantes économies, puisque ces manœuvres se réaliseront pour un peu moins de 1,6 million $. Ce montant supplémentaire de 173 343 $ sera puisé à même le règlement d’emprunt de 58,5 millions $ pour la mise à niveau des installations d’eau potable, adopté en avril 2016. Jusqu’ici, ce budget est respecté.