Nicole Morin (Parti québécois), Simon Piotte (Québec solidaire), Amélie St-Yves (Parti vert) et le candidat indépendant Jonathan Beaulieu-Richard.

L’environnement, enjeu majeur

TROIS-RIVIÈRES — Quatre des sept candidats défaits lors de la dernière élection dans la circonscription de Maskinongé demandent au gouvernement Legault de faire de l’environnement son dossier prioritaire.

Nicole Morin (Parti québécois), Simon Piotte (Québec solidaire), Amélie St-Yves (Parti vert) et l’indépendant Jonathan Beaulieu-Richard laissent de côté la rivalité des dernières semaines pour s’unir dans cette requête. Tous les candidats jugent que l’environnement doit trôner en tête de liste des dossiers du gouvernement caquiste.

«On se regroupe pour demander au gouvernement de la CAQ de reconnaître l’urgence environnementale. Nous sommes des citoyens engagés, peu importe nos allégeances», mentionne Mme Morin, lors d’un point de presse tenu mardi midi dans le secteur Pointe-du-Lac.

La requête des quatre candidats propose de se pencher sur quatre enjeux. La préservation des territoires agricoles et des milieux humides, la mise en place de programmes de subvention afin de mettre à niveau les équipements de gestion des eaux usées et de pluie des municipalités et l’arrêt total de tout projet d’exploration, d’exploitation et de transport d’hydrocarbures apparaissent sur cette liste.

Le quatuor demande aussi que les redevances sur l’eau soient augmentées et parle même de nationaliser cette ressource afin de la préserver.

La démarche des quatre candidats découle entre autres de leurs rencontres avec de nombreux citoyens au fil de la dernière campagne. Ceux-ci sont préoccupés par la situation environnementale, soutiennent les quatre candidats, et ce fait ne peut être ignoré par le gouvernement caquiste.

«On ne veut pas dénoncer, mais accompagner les démarches pour mettre en place les politiques en environnement, ajoute Simon Piotte. On encourage la formation de comités pour soutenir le gouvernement dans sa démarche environnementale. Ça prend un leadership pour l’environnement.»

Les récentes manchettes annonçant la réduction de plusieurs espèces animales ont de quoi inquiéter, mais Amélie St-Yves veut parler de cette démarche en y associant un message d’espoir.

«Chaque jour, des scientifiques font des recherches pour protéger notre eau, nos espèces vivantes. Il faut agir.»

Simon Piotte affirme que les quatre candidats veulent épauler le gouvernement caquiste dans ce dossier, à commencer par le candidat élu dans Maskinongé, Simon Allaire.

«On lui tend la main», raconte le candidat solidaire.

N’empêche que le peuple a élu un parti dont le programme n’était pas le plus généreux en terme de propositions environnementales.

«On veut aller plus loin que le résultat du vote, ajoute M. Beaulieu-Richard. Si tout le monde exige des changements, ils n’auront pas le choix.»

Plante absent

Un candidat approché par le regroupement était absent de la conférence de presse de mardi, le député sortant, Marc H. Plante.

Selon les quatre candidats, ce dernier veut se donner un moment de réflexion.

Joint au téléphone, M. Plante confirme qu’il refuse de parti- ciper actuellement à ce mouvement.

«J’ai un devoir de réserve. C’est par respect pour le choix de la population le 1er octobre.»