Mal à l’aise avec la manière dont sont souvent traités les chiens de traîneau, les propriétaires du Ranch canin Manitou ont décidé de créer un immense espace où leurs chiens pourraient se promener et jouer, en pleine nature, sans jamais être attachés.
Mal à l’aise avec la manière dont sont souvent traités les chiens de traîneau, les propriétaires du Ranch canin Manitou ont décidé de créer un immense espace où leurs chiens pourraient se promener et jouer, en pleine nature, sans jamais être attachés.

L’envers du décor des chiens de traîneau

Matthieu Max-Gessler,  Initiative de journalisme local
Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
Quand ils se sont rencontrés, il y a une vingtaine d’années, Maxime Leclerc-Gingras et Anne-Marie Charest avaient en commun la passion pour les chiens de traîneau. Toutefois, à force de s’intéresser à cette discipline, le couple a rapidement déchanté.

«Quand tu vois l’envers du décor, ce n’est pas toujours très beau, de voir des chiens être utilisés pour faire de l’argent. Je trouvais ça bizarre et je n’étais pas très à l’aise avec ça. Tous les deux, on s’est rendu compte qu’on avait le même regard là-dessus», raconte M. Leclerc-Gingras.

Sa conjointe a alors entrepris une formation en éducation canine auprès de Jacinthe Bouchard, la propriétaire de Zoo Académie, à Nicolet, et dont l’expertise a été sollicitée par de nombreux parcs zoologiques dans le monde.

«On a découvert une tout autre perspective. On s’est rendu compte qu’il y avait moyen de faire autre chose avec les chiens de traîneau, sans les laisser attachés au bout d’une chaîne toute l’année», poursuit M. Leclerc-Gingras.

Grâce à un heureux concours de circonstances, le couple a pu s’installer sur une terre appartenant à la famille d’Anne-Marie Charest, à Sainte-Thècle, en 2012. Deux ans plus tard, l’entreprise démarrait ses activités. Conçu au départ pour héberger des chiens habitués au climat nordique, face à la demande, le projet s’est élargi à d’autres chiens, d’où la nécessité d’aménager un dortoir.

Six ans plus tard, le modèle particulier mis en place par Mme Charest et M. Leclerc-Gingras fonctionne très bien, selon ce dernier. Leurs pensionnaires viennent de partout au Québec, surtout de grandes villes comme Montréal, Québec, Gatineau et Sherbrooke.

«On s’agrandit encore. On a un projet conjoint qui fait qu’on va rajouter un périmètre de 1 km de clôture», souligne M. Leclerc-Gingras.

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