Pierre Michel Auger, Dominique Anglade, Carlos Leitão, Jean-Denis Girard et Marc H. Plante ont répondu aux questions des journalistes concernant le cadre financier de leur parti.

Leitão et Anglade défendent le cadre financier du PLQ

TROIS-RIVIÈRES — Les ministres Dominique Anglade et Carlos Leitão ne confèrent pas beaucoup d’importance aux attaques du chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, sur le cadre financier de leur parti présenté en matinée mercredi.

De passage à Trois-Rivières afin de répondre aux questions des médias régionaux relativement à ce cadre se chiffrant à 2,4 milliards de dollars, la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et celui des Finances considèrent que le chef caquiste divague lorsqu’il dit que le Parti libéral cache le réel coût de ses promesses, qui seraient plutôt camouflées dans les hausses anticipées des budgets de certains ministères comme la Santé et l’Éducation. De son côté, François Legault a calculé le coût de ses engagements à 2,7 milliards $ dans le cadre financier qu’il a présenté le week-end dernier, soit quelque 300 millions de plus que les libéraux, qu’il avait pourtant accusés de dépenser autant que Québec solidaire un peu plus tôt dans la campagne. Mme Anglade ne se gêne d’ailleurs pas pour dire qu’elle croit plutôt que c’est le cadre financier de la CAQ qui est incomplet. Selon elle, il ne contient pas tous les engagements électoraux qu’a présentés le parti dont elle a été la présidente avant de passer chez les libéraux en 2015.

«Notre cadre financier inclut l’ensemble des mesures que nous avons proposées, de A à Z. Dans le cadre financier de M. Legault, les mesures ne sont pas toutes incluses»,a-t-elle déclaré. Elle soutient notamment qu’un engagement de 400 millions $ relativement à l’implantation de l’Internet haute vitesse partout au Québec ne se trouve nulle part dans le cadre financier de la CAQ.

«Je vous mets au défi de trouver cette ligne dans leur cadre financier. Vous ne la trouverez pas», a-t-elle lancé.

Pour sa part, le ministre des Finances a tenu à préciser que les engagements libéraux respectent la capacité depayer du Québec ainsi que les perspectives de croissance économique, et ce, même si elles sont très positives.

«Notre cadre financier tient la route. J’ai déposé cinq budgets, dont quatre qui étaient équilibrés. Notre marque de commerce est le rétablissement des finances publiques. Nous avons un track record là-dessus. Ce n’est pas vrai que l’on va maintenant gâcher tout ça et se réengager dans des déficits à répétition. On va maintenir la même rigueur et la même prudence», a-t-il poursuivi.