Carmen Lampron-Pratte, conseillère du secteur Sainte-Angèle, Jean-Pierre Leduc, bénévole, Yvon Beaulieu, président du RPR, et Denis Vouligny, représentant de la Caisse Desjardins Godefroy.

L'église de Sainte-Angèle se fait belle

Dorénavant, les passants qui emprunteront en soirée le boulevard Bécancour, dans le secteur Sainte-Angèle, pourront admirer l'église qui est partiellement illuminée. Une mise en valeur nocturne qui s'inscrit dans un plus vaste projet de restauration des lieux, souligné mardi par ses principaux artisans.
«On sauve notre église par des gestes de créativité et des bras», a fièrement indiqué le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, par rapport à «ce premier beau projet qui est dans la lignée de la Commission sur l'avenir des églises du diocèse». «C'est le début d'un temps nouveau au niveau du patrimoine religieux», renchérit le premier magistrat.
D'ailleurs, le président du Regroupement pour un parc récréotouristique (RPR), Yvon Beaulieu, se montre des plus enthousiastes à l'égard d'une telle réalisation qui, dit-il, découle «d'une bonne élévation du niveau de fierté, d'un sens d'appartenance et de visibilité», faisant allusion également à la revitalisation du quai de Sainte-Angèle, avec sa toute nouvelle tour.
Depuis plus d'un an, son organisation aura travaillé sans relâche pour éclairer le lieu de culte vieux de près de 150 ans et ce, avec l'aide de Patrimoine Bécancour et une armée de bénévoles. Plus de 160 heures ont été investies dans cette «belle aventure». Près de 22 appareils et lumières de couleurs furent installés sur le clocher et la façade. «Mais c'est moins cher d'électricité que ce qui était là avant», a précisé M. Beaulieu.
«La mise en lumière du clocher et des vitraux de l'église de Sainte-Angèle s'inscrivent dans une volonté nouvelle de créer des projets rassembleurs qui cadrent dans la vision du RPR d'une collectivité durable. Plus qu'un simple projet d'éclairage, le RPR présente un élément moteur d'une stratégie plus globale d'attraits touristiques s'appuyant sur la mise en valeur du patrimoine et de l'architecture de la Ville de Bécancour», a-t-on expliqué.
Tant les citoyens de la place que les visiteurs pourront en apercevoir les résultats dès la tombée du jour. «Dorénavant, les lumières seront allumées tout au long de l'année», a-t-on annoncé. 
Le président Beaulieu a tenu à remercier la Caisse Desjardins Godefroy pour sa contribution de 5000 dollars «entièrement dépensés». «Il nous manque 3500 dollars pour poursuivre l'éclairage du pignon et de la statue de l'église», a-t-il fait savoir, en présence du représentant de l'institution financière, Denis Vouligny, qui a rappelé le rôle de Desjardins pour dynamiser le milieu.
Or, ce milieu, Yvon Beaulieu veut «le rendre beau». «Dans le futur, si jamais on réussit à finaliser ce projet-là, on voudrait faire la Route des clochers illuminés», a-t-il lancé comme idée, tout en faisant un clin d'oeil à Alcoa et au ministère du Tourisme comme d'éventuels partenaires financiers.
L'un des nombreux bénévoles grandement impliqués dans cette cure de rajeunissement, Jean-Pierre Leduc, a admis que «sans l'argent, on ne va pas loin». Une déclaration faite dans une sacristie justement rafraîchie à coup de milliers de dollars provenant de divers donateurs. À cela est venu s'ajouter le dévouement d'une vingtaine de volontaires qui ont permis au local de se refaire une beauté.
Pose d'un nouveau plancher, travaux majeurs de raccordement, nouvel aménagement, achat de matériel et nettoyage en profondeur: voilà autant d'améliorations qui ont été apportées à la sacristie et ce, au grand bonheur des paroissiens et de la Fabrique. «On s'est donné un sens de l'appartenance avec une équipe de bénévoles incroyable», a conclu la conseillère Carmen Lampron-Pratte.