L’église de Saint-Justin est toujours à vendre.

L’église de Saint-Justin est toujours à vendre

SAINT-JUSTIN — Dix-huit mois après sa mise en vente, l’église de Saint-Justin n’a toujours pas trouvé preneur.

La décision de vendre l’église reposait sur une incapacité de payer les réparations de la toiture, une facture de 150 000 $. De l’eau s’est infiltrée dans la bâtisse au fil du temps. Malgré cette situation, André Alarie croyait avoir un acheteur rapidement lorsqu’il a obtenu le mandat de vendre la bâtisse. La fabrique locale espérait d’ailleurs régler le dossier en six mois.

Le courtier immobilier reconnaît aujourd’hui que la vente prend bien plus de temps que prévu.

«Ça ne bouge pas à mon goût, admet volontiers M. Alarie. Il y a une personne qui a démontré de l’intérêt et il y en a une autre qui vient d’arriver dans le portrait. J’ai d’ailleurs une visite avec cette personne le 17 décembre.»

Selon M. Alarie, certains délais ont été engendrés par une demande de modification d’usage de cette bâtisse auprès des instances municipales. Le courtier immobilier dit ignorer le projet des gens intéressés, mais il propose qu’elle puisse être utilisée comme commerce de détail ou être transformée en résidence pour personnes âgées.

«La bâtisse va rester en place. Elle n’est pas si maganée et est facile à réparer», ajoute M. Alarie, qui a l’impression que le dossier va finalement aboutir au début de 2019.

Si l’église de Saint-Justin demeure à vendre, le presbytère de Sainte-Ursule ne l’est plus. La communauté fait sienne l’orientation annoncée mardi par le diocèse de Trois-Rivières concernant le patrimoine bâti: un comité est mis sur pied pour discuter de l’avenir des églises.

«Pour le moment, le presbytère n’est plus sur le marché. On va voir ce qu’on va faire avec l’infrastructure. Si la santé financière nous permet de le garder, on va le garder», raconte Normand Lambert, marguillier de Sainte-Ursule au sein de la nouvelle paroisse de Saint-Frère-André.

La fabrique locale avait pourtant décidé en 2014 de se départir de cette bâtisse, évoquant des moyens financiers insuffisants pour l’entretenir.

«On est en train de réfléchir à tout ça, poursuit M. Lambert. Il y a un potentiel, mais il s’agit de le développer pour garder les locaux. La location pourrait être une avenue pour conserver le presbytère.»

Selon M. Lambert, la communauté paroissiale de Sainte-Ursule n’est ni riche ni pauvre. La communauté vise à raviver la pratique religieuse et réfléchit aux possibilités pour y parvenir, ce qui aiderait à remonter les finances.