Lise Boulanger est la vice-présidente de la fabrique de Charette.

L'église de Charette: la rénovation sur le point d’être finie

Charette — La rénovation de l’église de Charette devrait être conclue en 2018 et le succès de la dernière activité de financement apporte déjà une bonne part de l’argent nécessaire pour finir ce chantier.

En 2015, le conseil de fabrique lançait différentes activités de financement afin d’amasser 155 000 $. La rénovation extérieure de la façade avant et celle des murs de chaque côté de la bâtisse font partie de ce plan de rénovation de l’église qui a besoin aussi de travaux dans l’entrée de la sacristie.

Les trois façades ont été refaites. Seule la phase de l’entrée de la sacristie reste à être réalisée, au coût de 30 000 $. Grâce à la participation de plus de 500 personnes au concert de Noël de samedi, cette activité-bénéfice va remettre entre 8000 $ et 10 000 $ dans les coffres de la fabrique.

«On prévoit que les travaux seront faits à la fin de l’été de 2018, car on veut se donner du temps pour combler les 30 000 $. Ça se peut qu’on ait d’autres activités de financement. On n’a rien décidé, mais on va trouver quelque chose!», raconte Lise Boulanger, vice-présidente de la fabrique de Charette.

La fabrique part avec une mise de fonds appréciable avec l’argent récolté samedi soir. L’organisme continue de récolter des dons versés mensuellement par des citoyens et bénéficie toujours de la participation de bénévoles.

«Quand on fait les travaux, on les paie, précise Mme Boulanger. On n’a eu aucune subvention pour ça. On a fait ces travaux en deux ans. C’est quelque chose. Ça me surprend de voir que les gens tiennent autant à leur église. Des gens versent de l’argent pour l’aspect religieux, d’autres pour l’aspect patrimonial et d’autres pour la présence d’une église au cœur du village. Ça confirme l’esprit rural, la solidarité de la communauté. Notre clocher dans le village est important.»

L’utilisation de l’église à des fins autres que religieuses est une idée qui a été acceptée par les citoyens de Charette. Le concert de samedi qui a réuni entre autres Paul Daraîche, Guylaine Tanguay et Brigitte Boisjoli est un exemple. 

Le 21 décembre, l’église devrait accueillir près de 400 personnes pour le concert de Noël des enfants de l’école primaire.

Les travaux de rénovation de l’église de Charette devraient être complétés en 2018.

Un investissement qui vaut le coup

L’église de Charette a beau être simple, ce qui est une grande qualité en ces années, il faut quand même investir pour l’entretenir et la réparer. Selon Mme Boulanger, cet investissement vaut le coup. Après ce chantier, l’église de Charette sera dans un état tel que les prochains gros travaux se dérouleront dans 30 ans.

«On ne roule pas sur l’or, mais la fabrique a toujours l’argent pour arriver. On n’a pas de dette. On a encore des gens qui paient leur dîme. D’autres font des dons. On ne fait pas de déficit, on dégage des surplus de 1000 $ ou 2000 $ par année. Et quand on a vendu le presbytère en 2005, on a réservé une partie de l’argent pour changer le système de chauffage. On l’a changé cet été et on a payé cash les 33 000 $.»

Une autre façon d’amasser de l’argent a été lancée en mai 2016. Six bénévoles donnent un coup de jeunesse à différents objets donnés par des citoyens afin de les mettre en vente. Les vêtements, la vaisselle et les objets de décoration vendus ont rapporté 12 000 $ entre mai 2016 et mai 2017. La somme des ventes a couvert la totalité des frais de chauffage.

La fabrique de Charette évolue à contre-courant de bien des paroisses voisines qui doivent se départir de leur église, faute de moyens financiers suffisants pour entretenir des bâtisses souvent énormes en terme d’architecture. D’après Lise Boulanger, le dynamisme du conseil de fabrique y est pour beaucoup.

«On a la chance d’avoir de jeunes marguillières. Quand ce sont des personnes de 75 ou 80 ans, elles ont de bonnes idées, mais peut-être moins d’énergie. Ici, elles sont capables d’entreprendre des projets et on avance. C’est une équipe de leaders qu’on a à la fabrique. Depuis cinq ans, l’équipe s’implique à fond. On n’a pas à tirer sur personne!»