Léonie Rochefort et Maude Rousseau ont reçu une réponse personnelle de François Legault après lui avoir écrit.
Léonie Rochefort et Maude Rousseau ont reçu une réponse personnelle de François Legault après lui avoir écrit.

Legault répond à deux élèves de Nicolet

Sébastien Houle
Sébastien Houle
Le Nouvelliste
NICOLET — Si la correspondance entre élèves fait partie d’une démarche normale d’apprentissage dans un parcours d’éducation, l’échange de lettres entre des élèves et le premier ministre est plutôt inusité. Or, deux élèves de quatrième secondaire du Collège Notre-Dame-de-l’Assomption (CNDA) de Nicolet ont eu la surprise de recevoir une réponse personnelle de François Legault, après lui avoir écrit pour l’interpeller sur des améliorations qu’elles souhaiteraient voir apporter au système d’éducation.

«Une personne n’a pas le droit de critiquer si elle ne fait rien. C’est donc après avoir pris le temps de mettre nos idées en place et de bien examiner chaque aspect de ce que représente notre point de vue, que nous avons pris la décision de vous écrire», lancent d’abord Léonie Rochefort et Maude Rousseau dans leur missive adressée à François Legault.

Les deux jeunes filles plaident ensuite pour l’inclusion dans leur cursus scolaire de cours sur les opérations d’urgence, de cours de secourisme, de cours de budget, de cours d’autodéfense, de cours de survie – «malheureusement, les jeunes sont de moins en moins intéressés à tout ce qui touche la nature», soutiennent-elles – de cours sur les substances illicites, de cours sur les animaux et de cours sur «les métiers qui s’offrent à nous».

«Nous croyons que plusieurs heures sont passées à spécifier de la matière et que ces spécifications sont futiles à notre apprentissage. À la place de ces heures qui sont, selon nous, perdues inutilement, nous pourrions étudier des notions profitables et nécessaires à notre éducation», avancent encore les deux élèves.

Elles concluent en disant qu’elles se feraient un plaisir de répondre aux questions du premier ministre, s’il a besoin d’éclaircissements. «Nous avons une façon de voir les choses, mais nous sommes ouvertes à toutes propositions positives», assurent-elles.

Au CNDA, on dit vouloir intégrer certaines de ces idées dans les activités du programme On s’éclate, qui permet aux élèves de prendre part à différentes activités de développement personnel à la fin de la journée d’école.

Les revendications des deux jeunes filles s’inscrivent dans un contexte où le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, vient d’annoncer l’abolition du cours d’éthique et culture religieuse, pour le remplacer dès la rentrée scolaire 2022-2023 par un nouveau programme dont le contenu reste à définir. On entend toutefois laisser une place à la citoyenneté et à l’utilisation responsable des ressources naturelles, expliquait le ministre Roberge, lors de l’annonce.

Des experts et des partenaires du milieu de l’éducation sont conviés les 7, 14 et 21 février prochain à trois forums visant à débattre des thèmes qui pourraient faire partie du nouveau cours. Les séances se dérouleront respectivement à Trois-Rivières, Québec et Montréal. Si l’histoire ne dit pas ce que le premier ministre a répondu aux suggestions de Léonie Rochefort et de Maude Rousseau, peut-être que celles-ci trouveront écho dans ces rencontres de réflexion.