L’école primaire Le Rucher ne sera finalement pas reconstruite, a annoncé la Commission scolaire de la Riveraine.

L’école Le Rucher ne sera pas reconstruite

Saint-Sylvère — Rasée par un incendie en août 2017, l’école primaire le Rucher de Saint-Sylvère ne sera finalement pas reconstruite, a annoncé mercredi en début de soirée la Commission scolaire de la Riveraine. Parallèlement, on apprend que l’école Marquis de Saint-Célestin, qui doit être détruite en raison de graves problèmes de structures et reconstruite, ne sera pas prête avant la rentrée scolaire 2021.

Dans un communiqué, la Commission scolaire affirme que le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a pris la décision de verser une indemnisation pour la perte de l’école plutôt que d’accorder des fonds pour sa reconstruction.

«Les règles d’admissibilité et de gestion du Régime d’indemnisation stipulent que dans le cas d’un sinistre majeur, le ministère doit procéder à l’étude du besoin de reconstruction selon la procédure suivie pour toute demande d’ajout d’espace», explique Pascal Blondin, secrétaire général et directeur des services éducatifs à la Commission scolaire de la Riveraine.

Par conséquent, le ministère a effectué cette analyse conformément aux règles budgétaires d’investissements en vigueur. Il s’avère que la reconstruction de l’école le Rucher n’est pas nécessaire pour desservir l’effectif scolaire du territoire concerné. Ainsi, le ministère ne pourra pas donner suite à la demande de la Commission scolaire de la Riveraine à cet égard.»

Le maire de la municipalité de Saint-Sylvère, Adrien Pellerin, a également appris la décision du ministère de l’Éducation mercredi lors d’une rencontre à la commission scolaire. Ce dernier n’est pas très heureux de cette décision.

L’école Marquis de Saint-Célestin, qui doit être détruite en raison de graves problèmes de structures et reconstruite, ne sera pas prête avant la rentrée scolaire 2021.

«Je m’attendais à ça, mais je crois que la Commission scolaire n’a pas fait tout ce qu’elle pouvait pour qu’on reconstruise l’école», estime-t-il.

Adrien Pellerin souligne de plus que les besoins sont bien présents dans sa municipalité. «Nous avons 60 enfants qui doivent actuellement aller dans les écoles de Saint-Wenceslas et de Saint-Léonard-d’Aston. Puis nous avons des jeunes familles qui s’établissent chez nous», ajoute le maire qui n’entend pas abandonner le dossier.

Par ailleurs, la Commission scolaire de la Riveraine a annoncé plus tôt mercredi que la nouvelle école Marquis de Saint-Célestin n’accueillera pas ses élèves avant la rentrée scolaire 2021, soit un an plus tard que les prévisions d’origine.

«Lorsque nous avons eu la confirmation de la reconstruction de l’école Marquis, on avait avancé qu’elle pourrait être prête en 2020. Mais on s’est vite rendu compte qu’on ne serait pas en mesure de respecter cet échéancier», soutient Pascal Blondin. «Et quand on vérifie au niveau du ministère, les délais de reconstruction d’une école on parle de trois ans et demi. Donc nous allons le faire à l’intérieur de trois ans.»

L’échéancier de construction se précisera toutefois à la suite de la rédaction des plans et devis, qui devrait s’échelonner entre juin et décembre 2019. La Commission scolaire de la Riveraine souhaite que la nouvelle école soit inclusive et permette notamment d’accueillir des élèves avec des besoins particuliers.

Rappelons que l’école Marquis a dû être fermée en juin 2017 en raison de l’état inquiétant de la structure. Les élèves ont alors été répartis dans trois autres lieux. En décembre dernier, Québec confirmait une aide de 11 millions $ pour la reconstruction de l’école. L’ancienne école doit toutefois être démolie avant qu’on ne puisse reconstruire. Des analyses sont d’ailleurs effectuées pour déterminer s’il y a présence d’amiante dans le bâtiment. Par la suite, des tests de sols doivent être effectués pour orienter la confection des plans et devis.