Le député Donald Martel est allé à la rencontre de quelques enfants de maternelle 4 ans présents à la conférence de presse.

L’école incendiée Le Rucher sera reconstruite: investissement de plus de 4,7 M$ à Saint-Sylvère

Saint-Sylvère — C’est la gorge nouée et les yeux rougis par une émotion très positive que le député Donald Martel a annoncé, jeudi matin, un investissement de 4 750 000 $ pour la reconstruction de l’école primaire Le Rucher, incendiée en 2017.

À ses côtés, un maire visiblement rayonnant de joie, car Adrien Pellerin avait d’abord essuyé un refus, il y a quelques semaines à peine, pour ce projet primordial pour sa municipalité.

On va non seulement garder les enfants dans la municipalité, mais le maire voudrait bien que le gymnase de la future école soit assez grand pour servir, en dehors des heures de classe, de salle communautaire. Il entend se mettre au travail dès maintenant pour faire avancer son projet. «Ce n’est pas juste une école. C’est le centre de la municipalité», plaide-t-il.

Le député de Nicolet-Bécancour a eu quelques difficultés, dans les premiers instants, à faire son annonce dans le tout petit bâtiment désuet qui sert de salle municipale et de bibliothèque, à Saint-Sylvère. On comprend, par son langage non verbal, que ce dossier lui tenait beaucoup à coeur. «C’est parce que ça ne marchait pas», explique-t-il. «Ça a été compliqué depuis le début d’exprimer l’espèce d’injustice que les gens vivaient à Saint-Sylvère. C’était injuste qu’il n’y ait plus d’école dans la municipalité», dit-il, une école perdue à la suite d’un événement que personne n’avait demandé, l’incendie d’août 2017 qui avait complètement rasé l’édifice, juste avant la rentrée scolaire.

De gauche à droite: le député Donald Martel, le maire, Adrien Pellerin et le directeur-général de la Commission scolaire La Riveraine, Pascal Blondin.

Pour cette petite communauté qui se bat aussi pour garder son épicerie, le coup était trop dur. «La municipalité vit des moments difficiles», souligne le député. «J’ai une grande sensibilité par rapport aux milieux ruraux. Cette bataille-là était importante pour moi. Je dirais même qu’elle était viscérale», confie M. Martel.
«Les parents se sont regroupés. Ils m’ont sensibilisé. Je pense qu’il y avait une soixantaine d’enfants potentiellement, donc, il y avait plein de justifications», précise-t-il.
C’est finalement le portrait exhaustif des besoins en matière d’espaces pour les cinq prochaines années, incluant les maternelles 4 ans, dressé par le directeur général Commission scolaire de la Riveraine, Pascal Blondin, qui aura permis à Donald Martel de faire changer d’idée au ministre de l’Éducation. «C’est le principal argument que j’ai eu pour convaincre le ministre et infirmer la première décision», raconte le député.
On devrait donc voir pousser une toute nouvelle école d’ici environ deux ans à l’endroit où elle était auparavant.
Cette annonce a été faite dans le cadre d’un investissement de 61 M$ prévu dans le Centre-du-Québec par le ministère. Les autres projets se situent principalement à Drummondville.

L’incendie survenu au mois d’août 2017 avait complètement rasé l’école, juste avant la rentrée scolaire.

La reconstruction de l’école Le Rucher, «ça m’enlève un poids sur les épaules», confie de son côté le maire Pellerin qui travaille sur ce projet avec la Commission scolaire depuis l’incendie. «Vu que l’école est annoncée, moi, demain matin, je vous le dis, je commence à travailler sur un centre communautaire et je veux être en partenariat avec la Commission scolaire», a-t-il déclaré sous les applaudissements des citoyens présents.
Le maire s’attend à ce que son projet de centre communautaire représente une dépense voisinant les 800 000 $. La Commission scolaire, dit-il «a de l’argent pour un petit gymnase, mais si l’on s’associe avec elle pour faire un plus grand gymnase, pour nous le soir, ça deviendrait une salle», plaide-t-il. La Municipalité doit donc aller chercher d’autres montants pour s’inscrire dans ce projet, ajoute le maire.
«On va travailler ça avec M. Pellerin», assure la présidente de la Commission scolaire, Marjolaine Arsenault. Avant l’incendie, le gymnase de l’école était déjà employé comme salle communautaire. «Maintenant qu’on a un oui, on va pouvoir travailler le dossier», se réjouit-elle.
«Je les encourage à faire une réflexion rapide», indique Donald Martel. «Il y a là une opportunité. Je pense qu’on pourrait se doter d’un bâtiment multifonctionnel pour la communauté», estime-t-il.

Le député Donald Martel et le maire Adrien Pellerin étaient tous deux fort heureux du dénouement de ce dossier.

La présidente précise qu’avec son équipe, «tout l’automne, on a travaillé sur des scénarios, d’autant plus qu’il y avait une autre école à démolir et à reconstruire. Nous, à la Commission scolaire de la Riveraine, on ne pensait jamais avoir des écoles neuves», dit-elle en précisant que le conseil des commissaires a été unanime dès le départ qu’il fallait reconstruire l’école de Saint-Sylvère. «Avec les besoins qui s’en viennent, les besoins des maternelles 4 ans et avec le déploiement de notre école de musique à Saint-Wenceslas, on a besoin d’espace. Nos écoles commencent à être pas mal pleines», signale-t-elle. «On ne pouvait avoir une meilleure nouvelle.»
Pascal Blondin indique que la Commission scolaire va se mettre en branle pour faire en sorte que cette école se construise dans des délais raisonnables.