La plupart des personnes s’étant impliquées dans le développement de l’école de l’Énergie étaient présentes vendredi matin lors de l’inauguration dans la grande salle de l’école. Sur la photo: Caroline Lamothe (accompagnée de ses deux fils Arthur et Théo Brunel), maman instigatrice du projet d’école à vocation alternative, Stéphane Robitaille, directeur de l’école de l’Énergie, et Marie-Christine Gélinas, maman instigatrice du projet d’école alternative.

L’école alternative de l’Énergie inaugurée

SHAWINIGAN — L’école alternative de l’Énergie, active depuis maintenant deux ans, a été officiellement inaugurée vendredi. Pour l’occasion, l’administration a pu dresser un bilan des apprentissages de ses élèves par la présentation d’un salon des projets personnels.

Plusieurs élèves ont donc eu la chance de présenter au public le fruit de leurs projets personnels sur lesquels ils travaillent depuis bien longtemps. D’ailleurs, ces travaux réalisés sont entièrement issus de la tête des jeunes et l’école ne fait que les appuyer dans leur démarche. Ils bénéficient d’une grande autonomie au sein de cet établissement scolaire qui pratique la pédagogie alternative, une méthode d’enseignement qui vise à impliquer directement les parents dans le cheminement de leurs enfants en leur permettant d’apporter leur soutien aux enseignants. «La force de notre école, c’est l’engagement du personnel en collaboration avec les familles. Tout le monde met l’épaule à la roue pour faire de cet endroit un milieu de vie accueillant», explique le directeur de l’école de l’Énergie, Stéphane Robitaille. Pour envoyer leurs rejetons dans cette école, les familles sont tenues de consacrer au moins 25 heures par année au milieu scolaire de leurs enfants.

Pour les élèves, il s’agit d’une façon de se sentir un peu plus à la maison dans le contexte scolaire en plus de gagner beaucoup d’autonomie. «Auparavant, je n’avais que très peu de confiance en moi et j’étais très souvent nerveuse. Avec l’école alternative, je sens que les gens ont confiance en moi et ça me permet de développer grandement mon autonomie», mentionne Malie, qui est maintenant en 5e année. Depuis deux ans, appuyée par sa famille et ses enseignants, elle effectue une collecte de fonds pour la fondation Dystrophie musculaire Canada. C’est plus de 1200 dollars qu’elle a réussi à amasser depuis le début de son projet. Les autres élèves, quant à eux, ont travaillé sur des projets complètement différents de celui de Malie. Les enseignants leur permettaient ainsi d’afficher leurs couleurs bien à eux à travers leurs apprentissages.

Par ailleurs, depuis l’amorce officielle des activités de l’école en 2017, ce sont 860 000 $ qui ont été investis dans le développement des installations par la Commission scolaire de l’Énergie (CSDE). «Les équipements et le mobilier dont nous avons doté l’école répondent aux plus hauts standards. Nous l’avons fait pour permettre à nos élèves de progresser dans leur milieu scolaire en étant heureux», soutient la vice-présidente de la CSDE, Patricia Pépin.

La direction a profité de l’inauguration pour dévoiler le logo officiel qu’arborera l’école ainsi que son slogan, «La famille au cœur d’une école». L’école de l’Énergie s’ajoute donc aux deux autres écoles alternatives présentes dans la région, soit l’École de la Tortue-des-Bois et l’école Freinet de Trois-Rivières.