Hélène Héroux va tirer sa révérence le 18 juin prochain et fermer son École Adrienne Haute Couture.
Hélène Héroux va tirer sa révérence le 18 juin prochain et fermer son École Adrienne Haute Couture.

L’École Adrienne Haute Couture ferme ses portes en juin

TROIS-RIVIÈRES — Le 18 juin 2020 marquera la fin d’une époque avec la fermeture de l’École Adrienne Haute Couture située dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, une véritable institution de 74 ans. Car l’heure de la retraite a sonné pour celle qui en est propriétaire depuis 1985, Hélène Héroux.

«Ça me fait de la peine, mais ça fait cinq ans que j’y pense», confie l’entrepreneure de 67 ans.

L’École Adrienne a été fondée à Shawinigan le 25 novembre 1946 par Yvonne Adrienne Landry. Des milliers d’élèves y ont suivi les différents cours dispensés dans le domaine de la coupe et de la couture, jusqu’en 1967 alors que le ministère de l’Éducation en prenait possession pour l’intégrer à l’Institut de technologie de Shawinigan.

Entre-temps, en septembre 1958, une deuxième École Adrienne ouvrait ses portes à Trois-Rivières, occupant un local sur la rue Laviolette et ensuite, sur la rue Radisson. Mme Landry aura elle-même dirigé cette institution jusqu’en 1971 alors que Madeleine Cloutier-Dalcourt en devenait propriétaire.

Devant les besoins d’une clientèle grandissante, il aura été nécessaire de trouver un local plus vaste, situé au 13, rue Duguay, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Les salles sont spacieuses, accueillantes et aménagées de façon à permettre aux élèves de travailler en toute quiétude, avec des machines à coudre mises à leur disposition.

C’est d’ailleurs en suivant des cours avec Mme Cloutier-Dalcourt que la propriétaire actuelle, qui se destinait à l’enseignement, a décidé de prendre la relève. Bon an, mal an, l’École reçoit une soixantaine d’élèves par année pour des cours de couture pratique, de perfectionnement, de dessins de patrons coupe-à-plat, en coupe et couture.

Ainsi, Hélène Héroux tournera la page à une aventure entrepreneuriale de 35 ans, mais également à une histoire avec l’École Adrienne Haute Couture qui remonte à ses 18 ans. «J’aimais ça», conclut-elle.