Normand Trahan avait publié cette photo sur son compte Facebook en février pour annoncer l’arrivée d’Alessandra Magini et de Philip Éthier à la tête du Zoo de Saint-Édouard. La transaction n’a finalement jamais été conclue.

Le Zoo de Saint-Édouard est toujours à vendre

SAINT-ÉDOUARD-DE-MASKINONGÉ — Normand Trahan veut toujours vendre son zoo à Saint-Édouard-de-Maskinongé. Mais ce ne sera pas à Alessandra Magini et Philip Éthier, deux jeunes investisseurs de Montréal qui ont entrepris les démarches depuis plus d’un an.

Selon M. Trahan, la transaction a avorté avec le couple d’investisseurs étant donné la difficulté de boucler le financement pour une transaction qui frôle les trois millions de dollars.

«Le couple de Montréal, c’est fini avec eux. Ils n’ont pas cinq cennes noires! C’est gros ici, c’est pas une mâchée de gomme que t’achètes. Je pensais que leurs parents avaient de l’argent, mais ils n’étaient pas là-dedans. C’était des investisseurs d’un bord et de l’autre et il manquait du financement à la fin. Beaucoup de financement. J’aurais dû financer les trois quarts de la transaction. Mon comptable et mon avocat m’ont conseillé de virer de bord, car il y avait une crainte de ne jamais être payé.»

Joint par Facebook, Philip Éthier ne partage pas du tout l’avis de Normand Trahan.

«Il est absolument faux de dire que la raison pour laquelle nous n’avons pas acheté le zoo était parce que nous manquions d’argent.»

Selon M. Éthier, d’autres raisons expliquent ce résultat. Il veut toutefois prendre le temps de discuter avec ses partenaires avant d’étaler lesdites raisons sur la place publique.

Les relations entre le vendeur et les acheteurs se sont envenimées au fil des derniers mois. Les deux parties ne se parlaient que par l’entremise de leurs avocats.

«Ils ont mené la chicane parce que je ne voulais plus vendre, soutient M. Trahan. Mais je voulais être payé et ne pas financer les trois quarts. Ils disaient que j’avais augmenté le prix de vente de 74 %, mais ils ont oublié de dire que c’est moi qui le fournissais et j’aurais été le quatrième actionnaire. Je n’avais pas confiance en cette transaction. Ils disaient qu’ils prendraient possession du zoo en septembre, puis ça a été avant les Fêtes, au printemps. Ils m’ont bourré de menteries.»


« On vient d’avoir une très bonne saison. Je n’ai pas fermé deux jours cet été à cause de la pluie, il a fait beau. Ils ont perdu un bel été  »
Normand Trahan

M. Trahan affirme que son commerce est toujours à vendre et que sept à huit personnes se sont manifestées pour l’acquérir. C’est toujours le financement d’un tel achat qui peut poser problème.

«Le zoo est en bonne santé financière. On vient d’avoir une très bonne saison. Je n’ai pas fermé deux jours cet été à cause de la pluie, il a fait beau. Ils ont perdu un bel été», raconte M. Trahan, qui sera de la partie en 2019 si jamais le zoo n’est pas vendu.