Le propriétaire et fondateur du Zoo de Saint-Édouard, Normand Trahan désire trouver des acheteurs pour le mois de septembre.

Le Zoo de Saint-Édouard à vendre

Après 28 ans d'existence, une page d'histoire pourrait bien être tournée en septembre prochain au Zoo de Saint-Édouard. En effet, après 28 ans à se dévouer corps et âme pour son gagne-pain, le propriétaire et fondateur de l'endroit, Normand Trahan, souhaite tirer sa révérence et met officiellement le Zoo de Saint-Édouard en vente pour un montant de plus de deux millions de dollars.
Même si la décision n'a pas été très longue à prendre, elle ne s'est toutefois pas prise par manque de passion pour le propriétaire du Zoo de Saint-Édouard, mais bien par manque de relève pour reprendre les rênes de l'entreprise.
«Il faut dire que j'avance en âge, et avec le temps, ça en fait beaucoup sur mes épaules. On peut même dire qu'en 28 ans, je n'ai pratiquement pas eu de vacances», confie M. Trahan. 
Ne pouvant prédire l'avenir concernant son état de santé, l'homme de 67 ans ne voulait prendre aucun risque pour la survie future de l'établissement.
«Si on pouvait me dire que j'ai encore plusieurs années à être en pleine forme, jamais je ne vendrais tout de suite, mais à mon âge, on ne sait jamais. Puisque c'est moi qui s'occupe des animaux les plus dangereux, comme les lions, je ne voudrais pas les laisser entre les mains de mes employés et qu'il arrive des événements malheureux comme au Zoo de Granby l'an dernier», précise-t-il.
Même si Normand Trahan souhaite ne procéder à la vente du zoo qu'au mois de septembre prochain, plusieurs personnes semblent déjà être intéressées à l'endroit.
«Pour l'instant, on est en discussions avec des acheteurs de Pointe-du-Lac, de Shawinigan et même de Québec, mais j'ai une personne qui connaît bien le domaine qui semble intéressée», précise-t-il. 
Celui qui a mis sur pied l'endroit il y a 28 ans ne désire pas pour autant quitter complètement le domaine. Normand Trahan souhaite donc, en raison de l'expérience acquise au fil des ans, aider les futurs acheteurs pendant quelques années. 
Une chose est cependant certaine, s'il n'obtient pas le prix de vente escompté, M. Trahan avoue qu'il est prêt à conserver le zoo pour une année supplémentaire.
Améliorations au menu
Encore une fois cette année, le propriétaire du Zoo de Saint-Édouard a mis la main à la pâte pour améliorer le site. De plus, il a aussi procédé à l'agrandissement de plusieurs enclos. 
Pour la saison 2017, ce sont plus de 105 espèces qui seront présentes. Jeunes et moins jeunes pourront ainsi découvrir de nouvelles races animales cette année, notamment un porc-épic africain et un coati mundi.
Comme le veut la coutume chaque année, un bébé lion rose ainsi qu'un jeune louveteau pourront être caressés par les visiteurs qui le désirent. Fait assez rare, plusieurs bébés de différentes espèces font leur entrée au Zoo de Saint-Édouard cette année.
Depuis son ouverture en 1989, plusieurs espèces animales ont défilé au zoo. C'est d'ailleurs en 2015, après plus de 20 ans d'attente, que les animaux exotiques y ont fait leur entrée, grâce à l'obtention d'un permis attestant que le Zoo de Saint-Édouard devenait un jardin zoologique.
La météo fait des siennes
Preuve que c'est Dame Nature qui est aux commandes, la saison est à peine débutée que le propriétaire de l'endroit dresse déjà un piètre bilan pour le début du printemps. 
«On a déjà connu mieux. On peut dire que le mois de juin n'a pas été très beau, ce qui a causé une baisse d'achalandage. On a plusieurs réservations de groupe, mais c'est la météo qui décide», constate M. Trahan.
Même si on ne peut prévoir la météo d'ici la fin de la saison, le propriétaire assure que la décision de vendre le zoo n'est aucunement pour une question monétaire, mais plutôt un choix de vie personnel.