Le CIUSSS MCQ ne prévoit pas étendre le WiFi à l’ensemble de ses établissements. En Mauricie, il est présentement offert en hémato-oncologie au CHAUR grâce à la Fondation RSTR.

Le WiFi a fait son entrée au CHAUR

TROIS-RIVIÈRES - Ils sont de plus en plus rares les endroits où l’accès à Internet sans fil n’est pas du tout disponible. C’était pourtant le cas dans les établissements du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ). Mais depuis le mois de juin, en Mauricie, il est offert aux patients en hémato-oncologie du Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR).

«Les usagers qui sont traités en hémato-oncologie ont un code pour se connecter au WiFi», explique Kellie Forand, porte-parole du CIUSSS MCQ. C’est gratuit. Ce service est offert grâce à la Fondation RSTR.

«Les gens qui sont traités en hémato-oncologie ont souvent des traitements qui durent de quatre à cinq heures, durant lesquels ils ne peuvent pas bouger, ils doivent rester sur place. C’était donc important pour nous que ces gens aient accès à ce confort que peut donner le WiFi, c’est-à-dire pouvoir écouter une émission, pouvoir communiquer avec leurs proches», explique Natalie Villemure, directrice générale de la Fondation.

Internet ne pourrait-il pas être offert dans d’autres services comme l’hémodialyse ou les salles d’attente? Il semble qu’il n’y ait pas de projet en ce sens pour l’instant, selon le CIUSSS. «C’est important de rappeler que notre mission au CIUSSS MCQ, c’est l’offre de soins de santé et de services sociaux pour la population, donc l’aspect divertissement ne fait pas vraiment partie de nos priorités», mentionne Mme Forand.

Pour sa part, la Fondation RSTR est sensible au fait que d’autres patients aimeraient naviguer sur le Web que ce soit pour se divertir mais aussi pour être en contact avec leur famille ou amis. «On est conscient qu’il y a d’autres secteurs pour lesquels ce serait pertinent, mais en même temps, ce n’est pas le rôle de la Fondation de se substituer aux obligations de l’hôpital», souligne Mme Villemure.

C’est d’ailleurs à la suite de demandes d’usagers en hémato-oncologie que ce projet a vu le jour. Un donateur s’est senti interpellé par ce besoin exprimé par des patients, et le service a pu être offert. «C’était une demande dans la boîte de suggestions des usagers, et ça faisait un petit bout de temps que le département nous le demandait, et on refusait parce que, pour nous, ce n’était pas de l’équipement. Finalement, comme le patient est au centre de nos préoccupations, on a pensé que ce serait judicieux de l’offrir à ces gens qui sont en grande vulnérabilité», raconte la directrice générale.

Un service qui est très apprécié. «Les gens sont très heureux. Comme le WiFi est partout, c’était plus surprenant de ne pas l’avoir que de l’avoir», note Mme Villemure.

Il est offert pour une période de trois ans. «Pour le moment, c’est trois ans afin de donner le temps à l’établissement de se positionner officiellement.»

Au Centre-du-Québec, depuis décembre, la Fondation Sainte-Croix/Heriot offre le service WiFi à l’urgence, en oncologie ainsi qu’à l’unité d’hémodialyse de l’Hôpital Sainte-Croix, à Drummondville.

Pour ce qui est des autres départements ou établissements de la région, l’accès Internet pour les patients n’est pas une priorité pour le CIUSSS MCQ. «Il n’y a pas de projet en cours pour offrir le WiFi», affirme Mme Forand.

Toutefois, de plus en plus d’établissements de santé offrent ce service à ses usagers ou envisagent de le faire. L’accessibilité du WiFi dans les centres hospitaliers du Québec diffère, toutefois, d’une région à l’autre et même d’un établissement à l’autre.

Ainsi, le WiFi n’est pas disponible dans les établissements de santé de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Gaspésie et du Nunavik. Même chose pour la région de Lanaudière où un projet est toutefois en développement. Au CISSS de la Gaspésie aussi, on affirme avoir l’intention d’offrir éventuellement ce service aux patients.

L’accès à Internet sans fil est disponible gratuitement dans toutes les installations de la Côte-Nord depuis le 29 avril 2019. «Ce nouveau service permettra d’améliorer l’expérience vécue par les usagers, les visiteurs et le personnel, et correspond aux valeurs véhiculées dans le cadre de l’approche centrée sur la personne, adoptée par le CISSS de la Côte-Nord», laissait savoir le CISSS de la Côte-Nord, lors de l’annonce de ce projet.

Il est aussi accessible gratuitement à l’Hôpital de l’Archipel aux Îles-de-la-Madeleine.

Dans certains cas, il n’est pas offert dans l’ensemble de l’hôpital. Par exemple, dans la Capitale-Nationale, il est possible de naviguer sur le Web dans certains départements comme celui des soins palliatifs et de l’hémodialyse. «Le CIUSSS a la volonté d’uniformiser l’offre de service et de le déployer progressivement selon les besoins et les priorisations de l’organisation», a expliqué, par courriel, Mathieu Boivin agent d’information aux relations médias au CIUSSS de la Capitale-Nationale.

Même chose dans les quatre hôpitaux de Chaudières-Appalaches où le WiFi est offert dans certains départements comme l’hémodialyse, la pédiatrie ou l’oncologie.

En Outaouais, il est disponible dans trois centres hospitaliers sur six. À l’Hôpital du Pontiac, il est gratuit et accessible dans tout l’établissement. Aux Hôpitaux de Gatineau et Hull, le patient peut avoir un accès payant à un terminal WiFi. La gestion est assurée par la Fondation Santé Gatineau. À l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé à Laval, il peut être utilisé dans la majorité des salles d’attente.

Aux centres hospitaliers Charles-Lemoyne et du Haut-Richelieu, en Montérégie, le WiFi est offert dans les cafétérias et les salles d’attente principales. Au CIUSSS de l’Estrie, il est disponible gratuitement dans les salles d’attente de l’urgence des hôpitaux. À l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke et à l’Hôpital Fleurimont, il est aussi accessible aux soins palliatifs et en chimiothérapie.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Internet est disponible dans les salles d’attentes et les aires communes comme les cafétérias des hôpitaux de Chicoutimi, Dolbeau-Mistassini et Roberval. Ce CIUSSS a l’intention d’étendre cette couverture aux trois autres hôpitaux de son territoire de façon graduelle au cours de l’année 2020.

Dans les Laurentides, à l’Hôpital de Mont-Laurier, aucun WiFi public n’est disponible pour le moment. À l’Hôpital de Saint-Eustache, le déploiement du WiFi dans certaines salles d’attente est prévu au courant du prochain mois. Dans les autres centres hospitaliers de cette région, il est accessible dans certains départements.