Les comédiens Rémi Francoeur et Francis Dugré-Lampron entourent les initiateurs du village western Kapibouska, André Léveillé et Philippe Dumais, ainsi que sa coordonnatrice, Marisol Gélinas.

Le village western Kapibouska passe à un autre niveau

Saint-Tite — Après un premier été à la hauteur de leurs attentes, les initiateurs du village western Kipoubaska de Saint-Tite ont décidé de bonifier leur offre en 2019, dans l’optique de faire passer l’immersion dans l’univers du Far West à un autre niveau.

La programmation de cette initiative de l’ancien maire de Saint-Tite, André Léveillé, et d’un des fondateurs de la microbrasserie À la fût, Philippe Dumais, s’étoffera notamment avec la présence, lors de toutes les journées pendant lesquelles le village sera ouvert aux visiteurs, de comédiens qui camperont entre autres le shérif du village, un prisonnier en cavale ou un croque-mort. Selon les deux initiateurs et la coordonnatrice du village, Marisol Gélinas, le rôle de la troupe dirigée par Rémi Francoeur sera de transformer l’expérience des visiteurs en pièce de théâtre de rue interactive, et ce, en jouant avec les décors et en personnifiant les habitants d’un authentique village western. Huit comédiens seront mis à contribution les samedis ainsi que pendant le Festival western.

La troupe reprendra également la pièce Bang! Bang!, qui avait connu un grand succès l’an dernier. Des spectacles en continu, dont l’horaire sera connu en cours de saison, ponctueront également les activités.

Afin de donner un terrain de jeu encore plus réaliste aux comédiens, des décors vivants, dans lesquels ils pourront circuler tout comme les visiteurs, ont été ou seront très prochainement construits. L’hôtel du Grand Nord, un défunt lieu historique de Saint-Tite, a notamment été recréé de façon quasiment identique. On y retrouvera également le magasin général, le bureau de poste, la banque, la maison du cow-boy ainsi que celle de l’apothicaire. Ces nouveautés constitueront également une vitrine pour les commerçants et entrepreneurs locaux. Rappelons que la première édition du village était principalement composée de façades.

Autres nouveautés pour 2019, la portion de la rue Notre-Dame en face du village sera fermée à la circulation automobile. Une chapelle dont le style sortira tout droit du Far West ainsi qu’un cimetière y seront notamment aménagés.

Les installations du village seront également mises à contribution lors de la tenue des courses du P’tit Shérif, les 11 juin, 16 juillet et 13 août. Un groupe de quatre comédiens seront également présents dans le cadre de scénarios adaptés à ces rendez-vous sportifs.

Comme l’an dernier, la grande journée des petits entrepreneurs s’y tiendra le 15 juin. Il s’agira d’ailleurs en quelque sorte d’une journée de rodage pour les artisans derrière le projet, qui est d’ailleurs appelé à prendre encore plus d’ampleur selon Philippe Dumais.

«L’an dernier, on a essayé beaucoup de choses. Cette année, on se rapproche encore plus de ce que l’on veut. On est entre autres très heureux que ça se passe en partie directement dans la rue et qu’on puisse la fermer les samedis. [...] Ça promet pour les prochaines années», déclare-t-il avant de préciser que les initiatives comme celle-ci découlent directement du très populaire Festival western.

Voyages organisés

Également au programme cette année, la venue de visiteurs par le biais du voyagiste Jonview Canada, avec lequel une entente a été conclue pour une visite immersive incluant un repas au resto-pub de la microbrasserie.

De plus, les visites guidées de l’usine des bottes G.A. Boulet et de la brasserie À la fût seront encore une fois offertes dans le cadre de la programmation.

L’ancien maire Léveillé explique quant à lui que l’argent ayant permis ces améliorations provient d’une aide financière de 176 100 $ obtenue l’an dernier pour l’aménagement de ce site thématique. Une aide financière de 26 100 $ avait été versée dans le cadre de l’Entente de partenariat régional en tourisme (EPRT), en collaboration avec Tourisme Mauricie et les partenaires de la région. À cela s’ajoutait une somme de 100 000 $ provenant du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR) ainsi que de 50 000 $ du Fonds de développement des territoires du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire.

«Cette somme n’est pas encore épuisée», assure-t-il.

La deuxième tête derrière cette réalisation tient également à souligner l’implication de nombreuses organisations et entreprises dans cette aventure.