Le quartier Hochelaga-Maisonneuve de Montréal accueillera le deuxième resto-bar Le Trèfle. Les promoteurs peaufinent les derniers détails avant de recevoir leurs premiers clients.

Le Trèfle prépare sa rentrée montréalaise

Déjà bien établie à Trois-Rivières, la taverne irlandaise Le Trèfle s'apprête à entrer dans la métropole. L'établissement devrait ouvrir ses portes vers la fin du mois de juillet.
Ce nouveau bar sera situé loin du centre-ville montréalais. C'est dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve que le deuxième Trèfle verra le jour. Les huit investisseurs ont tenté d'être visionnaires en choisissant cet endroit. Reconnu il n'y a pas si longtemps comme un quartier ouvrier où la criminalité était importante, HoMa, comme l'endroit est maintenant surnommé, connaît une renaissance fulgurante.
«Nous avons trouvé un bon quartier, les opinions sont unanimes. Il y a un développement de condos et on dirait que le Plateau déménage ici. Nous avons même refusé une somme importante d'argent de la part d'une bannière qui voulait notre local», raconte l'un des copropriétaires, Ian O'Shaughnessy.
L'intérêt de la part des Montréalais, ou des Trifluviens expatriés dans la métropole, se fait sentir. La page Facebook du lieu compte déjà plus de 1650 abonnés... pour un endroit qui n'a pas encore vendu une seule bière.
Le concept de ce nouveau bar sera toutefois différent de celui de Trois-Rivières, puisque l'emphase a été davantage mis sur le menu, concocté par Martin Lampron du Carlito et José Pierre Durand du Poivre Noir.
«On s'attend à ce que les gens viennent souper, avoue un autre copropriétaire, Martin Veillette. À Trois-Rivières, il n'y a pas beaucoup de place pour ça et c'est davantage un menu sportif, pour grignoter.»
Le groupe d'investisseurs s'est d'ailleurs assuré de ne pas rater son entrée à Montréal alors que près d'une centaine de sortes de bières, dont plusieurs de microbrasseries québécoises, seront disponibles, sans oublier une soixantaine de whiskies.
L'arrivée à Montréal n'a toutefois pas été de tout repos. Les investisseurs se sont rapidement rendu compte qu'il était beaucoup plus facile de faire des affaires à Trois-Rivières. Prévue pour le printemps, l'ouverture a été repoussée à quelques reprises.
«C'est sûr qu'au niveau des restrictions, des permis, de l'ingénierie, et du lobbying, c'est davantage compliqué. Ça passe par beaucoup plus de mains parce que c'est plus gros. Les réponses vont moins vite et on est moins à l'aise qu'à la maison», raconte O'Shaughnessy.
L'apport de Rémi-Pierre Paquin
L'arrivée dans la grande ville du Trèfle sera facilitée par le fait que le comédien Rémi-Pierre Paquin est l'un des actionnaires de l'endroit. Le mot se passe rapidement, si bien que le nouveau resto-bar a déjà fait l'objet de quelques reportages dans les médias montréalais.
«Rémi-Pierre connaît tout le monde à Montréal. Déjà, un tournage est prévu dans le bar pour une émission spéciale. Il a beaucoup de connexions et c'est un peu sa job d'en parler et de faire de la pub», lance Veillette.
L'expansion vers Montréal était, pour le groupe, le pas logique afin de poursuivre sa croissance. L'espace se fait rare dans la cité de Laviolette.
«C'est un défi intéressant. Il y a une limite à ce que l'on peut faire sur la rue des Forges. Nous n'avons pas fini notre expansion. Avec l'arrivée de (la microbrasserie) Archibald à Trois-Rivières, nous devions étendre nos tentacules», conclut O'Shaughnessy.