Sonia LeBel

Le top 10 politique de l’année 2018

1. Sonia LeBel

À cinq mois des élections provinciales, la région a vu débarquer une candidate vedette pour la CAQ, Sonia LeBel, dans le comté de Champlain. Le chef François Legault n’était pas peu fier d’annoncer la venue en politique de l’ancienne procureure en chef de la commission Charbonneau. L’avocate agissait déjà comme conseillère en justice auprès du leader caquiste. «Elle sera appelée à jouer un rôle important dans notre futur gouvernement. C’est une bonne nouvelle pour la Mauricie d’avoir quelqu’un comme Sonia LeBel de ministrable», avait-il déclaré. Élue députée de Champlain, Mme LeBel est effectivement devenue ministre de la Justice.

Donald Martel

2. Donald Martel

Réélu facilement pour un troisième mandat comme député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel aura eu des lendemains amers après avoir été écarté du tout premier cabinet Legault. Non seulement a-t-il vu deux de ses recrues de la rive nord accéder au conseil des ministres, Sonia LeBel et Jean Boulet, mais le poste de whip en chef lui a échappé au profit d’un collègue de la région, Éric Lefebvre, député d’Arthabaska. Nommé ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, le député de Johnson, André Lamontagne, est devenu responsable du Centre-du-Québec. Celui qui peut se vanter d’avoir déniché des candidatures gagnantes en Mauricie aura finalement été nommé adjoint parlementaire du premier ministre pour les volets Projet Saint-Laurent et zones d’innovation.

Jean Boulet

3. Jean Boulet

Après plusieurs semaines de rumeurs persistantes, à première vue surprenantes en raison de l’allégeance politique de sa sœur, Jean Boulet annonçait sa candidature pour la CAQ à Trois-Rivières. Peu de temps auparavant, la ministre libérale Julie Boulet avait décidé de se retirer de la vie politique. Non seulement l’avocat bien connu a-t-il remporté son pari en se faisant élire député, mais il a été nommé ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Dès sa nomination, il s’est impliqué dans le conflit à l’ABI, rencontrant les parties, se déplaçant même à Pittsburgh, et provoquant une reprise des négociations avec un échéancier serré. Et le nouveau ministre envisage déjà un plan d’action sur la main-d’œuvre.

Julie Boulet

4. Julie Boulet

La députée de Laviolette, Julie Boulet, se souviendra longtemps de l’année 2018. D’abord, il y aura eu cette situation délicate avec son collègue de Saint-Maurice, Pierre Giguère, le temps que le chef Philippe Couillard fasse son choix entre les deux pour représenter le nouveau comté de Laviolette-Saint-Maurice. Et une fois qu’elle fut désignée candidate libérale pour les élections provinciales, la ministre du Tourisme changea d’avis quelques mois plus tard, annonçant son retrait de la vie politique au niveau provincial, et ce, après 17 ans. Une décision qui survenait au moment même où l’appui des militants de Saint-Maurice était loin de lui être acquis et la candidature de son frère, Jean Boulet, était sur le point d’être confirmée dans Trois-Rivières pour la CAQ. C’est sans compter la présence agaçante de Sonia LeBel, tout près, dans le comté de Champlain, comme aspirante caquiste. Les deux femmes avaient croisé le fer de façon mémorable à la commission Charbonneau. Mais la politicienne aguerrie pourrait maintenant se tourner vers le municipal, plus précisément à la mairie de Trois-Rivières.

Pierre Giguère

5. Pierre Giguère

Perdant son comté de Saint-Maurice avec le redécoupage de la carte électorale, le député Pierre Giguère aura connu une année 2018 en montagnes russes. Celui qui souhaitait représenter le nouveau comté de Laviolette-Saint-Maurice aura vu son chef Philippe Couillard trancher plutôt en faveur de Julie Boulet. Alors qu’il était sur le point de tourner le dos à sa carrière politique provinciale, Pierre Giguère aura eu une occasion inespérée avec la volte-face de la ministre régionale. Et il n’a pas hésité à se montrer bon joueur en acceptant l’offre du premier ministre de devenir finalement le candidat libéral dans le nouveau comté. Toutefois, il aura mordu la poussière aux dépens de sa rivale caquiste, Marie-Louise Tardif.

6. Trio perdant et duo gagnant

À l’instar de Pierre Giguère, les trois autres députés libéraux de la Mauricie, Marc H. Plante, Pierre Michel Auger et Jean-Denis Girard, n’ont pu échapper à la vague caquiste qui a déferlé sur la Mauricie. Outre les ministres Sonia LeBel et Jean Boulet, le député de Maskinongé, Simon Allaire, et la députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, ont également fait leurs débuts en politique, du côté du pouvoir par surcroît.

7. Louis Plamondon

Le doyen de la Chambre des communes, Louis Plamondon, a vécu sa part d’émotions en 2018 avec toute la saga entourant le leadership de Martine Ouellet. Le député de Bécancour-Nicolet-Saurel avait quitté le Bloc québécois en février en compagnie de Monique Pauzé, Gabriel Ste-Marie, Luc Thériault, Rhéal Fortin, Simon Marcil et Michel Boudrias. Les divergences avec la chef étaient à la base de ce départ fracassant de sept des 10 députés bloquistes. Après avoir même songé à fonder un nouveau parti, le vétéran au fédéral est finalement revenu au Bloc québécois après la démission de Martine Ouellet et l’ouverture manifestée par les militants durant un conseil général, sur fond d’une refonte de la formation politique. À 75 ans, Louis Plamondon est déterminé à mener une 11e campagne électorale l’an prochain.

Yves-François Blanchet

8. Yves-François Blanchet

Yves-François Blanchet a créé la surprise en fin d’année en décidant de se lancer dans la course à la direction du Bloc québécois. Devenu analyste politique, il intervenait notamment à l’émission Les Ex à RDI, dans les pages des quotidiens du Groupe Capitales Médias ainsi qu’au 106,9 Mauricie. Cet ancien député de Drummond et de Johnson du Parti québécois avait été whip en chef et ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs dans le gouvernement de Pauline Marois. Il était également ministre responsable de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Ce retour sur la scène politique, mais au fédéral, pourrait se faire sous forme de couronnement à la tête du Bloc québécois, mais il est peu probable qu’il se présente dans l’un des comtés de la région lors du prochain scrutin de 2019.

François-Philippe Champagne

9. François-Philippe Champagne

Le député fédéral de Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne, a vécu un changement au cours de la dernière année. Lors d’un remaniement survenu en pleine période estivale, il a quitté ses fonctions de ministre du Commerce international pour hériter du portefeuille de l’Infrastructure et des Collectivités, une responsabilité qui l’amènera à sillonner le pays en cette année électorale. Malgré un budget de plus de 180 milliards de dollars sur 12 ans, sa première annonce aura été de l’ordre de 10 000 dollars pour la r éfection du Vieux presbytère de Batiscan.

 10. Yves Lévesque

C’est une véritable bombe politique qui a été déclenchée en fin d’année avec la démission du maire de Trois-Rivières Yves Lévesque. On ne peut que lui souhaiter de retrouver la santé. Si tel est le cas, reste à savoir si la passion pour la politique le fera plonger sur la scène fédérale. Yves Lévesque n’avait pas caché ses intentions de se lancer sur la scène fédérale en 2019 sous la bannière conservatrice. Non seulement a-t-il reçu le chef Andrew Scheer dans sa ville, mais Yves Lévesque s’était déplacé au Conseil général de l’aile québécoise du Parti conservateur du Canada, allant même jusqu’à signer sa carte de membre.