Le député de Trois-Rivières aux Communes, Robert Aubin.

Le TGF prioritaire, dit Aubin

Trois-Rivières — S’il doit y avoir un dossier prioritaire en 2018 à Ottawa pour le député de Trois-Rivières Robert Aubin, c’est bien que le gouvernement embarque dans le projet de train à grande fréquence (TGF) de Via Rail, dont le tracé prévoit passer par Trois-Rivières. C’est d’ailleurs pour marquer le coup qu’il a présenté, mercredi, le bilan de sa session parlementaire à la gare ferroviaire de la rue Champflour.

Selon M. Aubin, il est impératif que le projet de TGF devienne une priorité pour 2018 à Ottawa. Et bien que les informations dévoilées au cours des derniers jours laissent croire que le projet pourrait bel et bien se trouver inscrit au budget 2018 des Libéraux, M. Aubin déplore que le gouvernement soit encore et toujours hermétique sur le sujet.

«Il reste une crainte importante, c’est de savoir comment les libéraux souhaitent financer le projet. Est-ce qu’on est en train d’attendre la création de la banque d’infrastructures pour permettre au privé de financer un projet et de refiler la facture du rendement tant attendu de 7 à 9 % aux consommateurs? Ou est-ce qu’on va y aller en financement public pour que le service soit au coût le plus abordable possible», se demande le député.

Robert Aubin est toutefois d’avis que rien, à l’heure actuelle, ne pourrait justifier que le ministre fédéral des Transports Marc Garneau tourne le dos à ce projet, qui pourrait se développer dans un horizon aussi court que de trois à cinq ans selon lui. «Ça fait des mois et des mois qu’il a sur son bureau le rapport de toutes les études qui ont été faites. Ce qui me fait dire que les études sont positives, c’est qu’il refuse de les publier. S’il y avait eu quoi que ce soit de négatif qui avait pu donner une chance au gouvernement de reculer sur le projet, il l’aurait probablement déjà fait. Je crois que les planètes sont alignées», avance Robert Aubin.

Par ailleurs, M. Aubin a fait état des nombreuses interventions qu’il a dû faire auprès de dizaines de Trifluviens employés de la fonction publique aux prises avec les problèmes du système de paie Phénix. Il était pour l’occasion accompagné de plusieurs victimes de ce système, dont Marilyn Duval. Embauchée en septembre dernier comme employée permanente de l’Agence du Revenu, après avoir été contractuelle pendant un certain temps, Mme Duval n’a reçu aucune paie depuis le mois de septembre. 

«Ça se compte par dizaines les employés aux prises avec les problèmes de Phénix qui viennent nous voir. On n’a pas de solution miracle. Dans plusieurs cas, on a réussi à faire débloquer la situation et à faire en sorte que la paie de ces gens-là soit régularisée», indique M. Aubin, qui lance un appel à tous les Trifluviens qui pourraient être dans la même situation de faire appel à son bureau.

Le député a également rappelé les nombreux projets de loi présentés par le NPD, mais tous battus, pour faire en sorte que les employés licenciés, comme le seront ceux de Sears dans quelques semaines, puissent être considérés comme créanciers principaux en cas de faillite. Il a fait le point sur les luttes menées pour un meilleur accès à l’assurance-emploi, de même que celles contre les paradis fiscaux. Il a également dénoncé l’entente négociée par les libéraux avec le géant Netflix.