Le préfet de la MRC, Bernard Thompson.

Le système informatique a été piraté

Trois-Rivières — La MRC de Mékinac a récemment été victime d’une cyberattaque qui a complètement paralysé son système informatique.

Selon TVA Trois-Rivières, la tentative fructueuse de piratage du système informatique qu’utilisent plusieurs municipalités du territoire est survenue dimanche dernier, soit pendant le populaire défilé du Festival western de Saint-Tite.

Le ou les auteurs de ce coup exigent maintenant une rançon de plusieurs dizaines de milliers de dollars en cryptomonnaie avant de redonner le contrôle à la MRC.

Les pirates auraient crypté la totalité des données informatiques d’un serveur et aurait par la suite envoyé un courriel à la MRC réclamant le versement d’un montant de 85 000 $ en Bitcoin.

Une plainte formelle a été déposée à la Sûreté du Québec. Le système informatique fera donc l’objet d’analyses approfondies.

«Nous n’aurons pas les résultats d’enquête avant au moins quelques jours, parce qu’évidemment, des cyberattaques, ça demande une expertise que nous n’avons pas dans la région. Comment réagir face à cette situation? Est-ce qu’on doit ou non payer une rançon? Ce sont les policiers qui nous diront comment agir», a expliqué le préfet de la MRC, Bernard Thompson dans le cadre d’une entrevue à TVA Trois-Rivières.

Pour sa part, le directeur général de la MRC, Claude Beaulieu, n’a pas l’intention de répondre positivement à la demande des pirates. En raison de la panne du système informatique causé par la cyberattaque, les employés des différentes municipalités de la MRC doivent effectuer toutes les tâches administratives à la main. Le contenu des ordinateurs de tous les départements, notamment ceux de la cour municipale, est donc inaccessible pour l’instant.

Le directeur général de la municipalité se veut toutefois rassurant quant à la possibilité de voir des informations confidentielles tomber entre les mains de malfaiteurs.

Par ailleurs, M. Beaulieu tient à préciser que toutes les données de la MRC des municipalités sont publiques et qu’aucune donnée confidentielle est présentement entre les mains des pirates.

La MRC ignore d’où provient cette cyberattaque et qui en est l’auteur.