Le syndicat réclame des caméras et plus de policiers pour les brigadiers

TROIS-RIVIÈRES — Le Syndicat des brigadiers scolaires de Trois-Rivières affilié au SCFP réclame des campagnes de sensibilisation et des caméras portatives afin de lutter contre les comportements dangereux des automobilistes dans les zones scolaires, après qu’un de ses membres a été gravement blessé vendredi.

L’accident est survenu à la sortie des écoliers, sur la rue Notre-Dame Ouest, devant l’école Notre-Dame-du-Rosaire. Le brigadier a subi des blessures si importantes qu’il a dû être transféré dans un hôpital à Montréal, selon le syndicat. Il aurait été blessé au dos, au visage et à une jambe. Il aurait également eu un saignement à la rate.

Il s’agit du second brigadier à être blessé gravement cette année. En janvier dernier, Denise Bolduc avait été frappée par un véhicule à l’angle du boulevard Sainte-Madeleine et de la rue Saint-Maurice, dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine.

«Ça nous fait quand même deux brigadiers dans la même année qui ont été frappés. C’est inquiétant», soulève Hélène Duplessis, trésorière du syndicat.

La conductrice qui a heurté le brigadier vendredi dernier aurait affirmé avoir été éblouie par le soleil, ce qui expliquerait pourquoi elle ne l’a pas vu traverser la rue. C’est cette même explication qui avait été fournie par la conductrice qui avait frappé Mme Bolduc. Mme Duplessis doute cependant que ce soit la véritable raison de cet accident.

«On est très visibles avec nos gros manteaux jaunes. Le problème, c’est que les gens sont distraits», affirme-t-elle.

Le syndicat réclame donc que l’employeur fournisse des caméras que les brigadiers porteraient sur eux, ce qui permettrait à la police de sévir plus facilement contre les automobilistes au comportement dangereux. Cette pratique se fait notamment à Saint-Raymond-de-Portneuf.

«On aimerait aussi, aux intersections où il y a les plus grands flots de véhicules, qu’il y ait des lumières qui clignotent et que les policiers soient là un peu plus souvent. Il faudrait aussi refaire des campagnes de sensibilisation, et pas seulement quand l’école commence», mentionne Mme Duplessis.

Le brigadier blessé vendredi était toujours hospitalisé dimanche soir, selon son syndicat. Il devait possiblement se faire poser des plaques de métal dans le dos.

Quant à Mme Bolduc, qui avait eu le fémur, le genou et l’épaule fracturés en janvier dernier, elle n’a pas encore retrouvé toutes ses capacités, selon Mme Duplessis.

«Elle marche avec une canne et elle manque de rapidité et de souplesse. Son physiothérapeute doute qu’elle puisse éventuellement reprendre l’emploi. Elle a encore beaucoup de douleur», indique-t-elle.