Le recteur du Sanctuaire, Mgr Pierre-Olivier Tremblay.

Le Sanctuaire dans un tournant

TROIS-RIVIÈRES — Le recteur du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, Mgr Pierre-Olivier Tremblay, voit l’avenir du Sanctuaire avec optimisme. En dressant le bilan de son activité Noël en lumière, lundi, l’évêque auxiliaire de Trois-Rivières n’avait que de bons mots pour ses nouveaux partenaires, dont le FestiVoix et le Centre d’action bénévole du Rivage. «On est à l’heure actuelle dans un tournant. Les gens ont besoin d’un espace inspirant et apaisant.»

Les projets annoncés il y a quelques mois ne toucheront donc pas seulement les aménagements physiques, «mais aussi la programmation», prévoit-il.

On sait que le Sanctuaire travaille présentement, en collaboration avec la firme Aecon et les experts de Raymond Chabot Grant Thornton, à la réalisation d’un projet de plus de 44 millions $. «On veut de plus en plus élargir la programmation du Sanctuaire. On a une programmation qui demeure. Le Sanctuaire demeure un lieu de prière et d’intériorité», assure le recteur. «La programmation religieuse et spirituelle va continuer.» S’y ajoute, comme on le voit depuis quelques années, un volet culturel, mais le Sanctuaire vise désormais également «à être proche des enjeux sociaux.»

Cela signifie que les actions du Sanctuaire vont également se tourner vers les plus démunis et «voir comment on pourrait s’entraider, comment on pourrait être un symbole de partenariat avec les gens du milieu, les associations et les mouvements communautaires qui font déjà un travail remarquable», indique le recteur.

Pierre-Olivier Tremblay souligne que l’aide financière promise par la Ville de Trois-Rivières (360 000 $ par année sur 20 ans) «est un encouragement extrêmement positif.» Le ministère du Tourisme a déjà annoncé un investissement de 1,8 M $ pour un pavillon d’accueil. Le Sanctuaire travaille toujours, en ce moment, sur le montage financier de ce vaste projet.

Notons que plus de 430 000 visiteurs se rendent chaque année au Sanctuaire, ce qui en fait une des attractions touristiques les plus importantes de la région.

Mgr Tremblay espère que les premières phases du projet de 44 millions $ pourront commencer à se réaliser dés cette année. «C’est mon souhait le plus grand», dit-il.

«Il y a un volet de développement dans les infrastructures d’accueil. Il faut qu’on développe tout le volet accueil sur le site. Il y a une partie de restauration à laquelle on ne peut pas se soustraire. La Basilique a besoin d’investissements de même que le Petit Sanctuaire», explique l’évêque auxiliaire.

Mgr Tremblay parle également d’une mise en valeur de l’espace, dont les jardins, les aménagements sur le bord du fleuve et l’esplanade, mais le Sanctuaire vise également à mettre en valeur sa vitrine exceptionnelle sur le fleuve et ce, «pour toute la population», précise-t-il.

Le Sanctuaire prévoit une campagne de collecte de fonds dès cette année pour accompagner le financement public promis par la Ville et le gouvernement.

Le virage famille pris par l’activité Noël en lumière, cette année, a permis d’augmenter l’achalandage. Le marché de Noël à lui seul a accueilli plus de 13 000 personnes des quatre coins du Québec. Plus de 6000 personnes ont assisté aux célébrations des 24 et 25 décembre tandis qu’environ 1000 personnes sont venues voir les spectacles d’Isabelle Boulay et de Jean-Pierre Ferland dans la Basilique.

Les prestations qui ont eu lieu au Petit Sanctuaire ont attiré 700 personnes tandis que le spectacle de Kaïn sur l’esplanade a réuni quelque 3000 spectateurs.

Rappelons que parmi les projets caressés par le Sanctuaire, on prévoit un nouveau pavillon d’accueil pour les visiteurs de même qu’une rénovation du restaurant et du centre d’accueil ainsi que l’aménagement d’une terrasse avec vue sur le fleuve. Une représentation symbolique du Pont de glace et des aménagements floraux sont aussi dans les plans.