Les organisateurs de ce 52e Festival western dressent un bilan positif de cette édition.

Le rideau tombe sur le 52e Festival western

Saint-Tite — Après 10 jours d’intenses festivités, Saint-Tite redevient la ville calme qu’elle est normalement. Malgré la pluie qui s’est abattue sur les festivaliers à quelques occasions lors des deux week-ends, les organisateurs de ce 52e Festival western dressent un bilan positif de cette édition et estiment que l’achalandage semble comparable aux années précédentes.

«Le 52e festival est une réussite sur toute la ligne», lance d’emblée le président du comité organisateur du Festival western de Saint-Tite, Hugues Carpentier.

Bien que les statistiques officielles d’achalandage seront toutefois connues dans quelques semaines, au mois d’octobre, les organisateurs pouvaient livrer leurs impressions. «Déjà, avec les indicateurs qu’on a, avec les ventes de billets de rodéos et de spectacles de même que lorsqu’on parle avec les commerçants, on peut envisager une année régulière», affirme de son côté le directeur général du festival, Pascal Lafrenière. «On a environ 600 000 visites par année. Et ça devrait être comparable cette année.»

Lors des deux week-ends du festival, la pluie est venue tremper à quelques occasions les festivaliers. Cela a assurément eu un impact sur le festival et les habitudes des visiteurs. Les organisateurs soutiennent toutefois que les chapiteaux étaient très fréquentés et que les activités intérieures ont été plutôt populaires. «C’est malheureusement arrivé les deux samedis. Malgré la pluie, beaucoup de personnes sont quand même venues nous voir», précise le directeur général de l’événement. «Le commerçant dans les rues peut voir une différence quand il pleut, mais les gens viennent plus aux activités intérieures à ce moment.»

Les revenus d’un événement comme le Festival western de Saint-Tite sont bien sûr influencés par le temps. Une année où le mois de septembre est particulièrement chaud favorise la vente de boissons, alcoolisées ou non. Le budget du festival prévoit toutefois des années où les ventes sont moins importantes comme ça devrait l’être cette année. «Ça fait partie de la vie de l’événementiel. Ça ne compromet pas la survie de l’événement, mais oui il y a un impact», mentionne Pascal Lafrenière.

Lors des deux week-ends du festival, la pluie est venue tremper à quelques occasions les festivaliers.

Forte présence policière

Les festivaliers ont certainement aperçu plusieurs policiers de la Sûreté du Québec lorsqu’ils déambulaient dans les rues. Des patrouilleurs arpentaient les rues à pied, alors que d’autres policiers à moto étaient prêts à intervenir. La présence des policiers de l’escouade équestre ainsi que des patrouilleurs sur des transporteurs personnels (Segway) a particulièrement été remarquée. Plusieurs festivaliers en profitaient d’ailleurs pour prendre des photos avec ces policiers. Cette approche communautaire de la Sûreté du Québec semble, selon ce qu’on constate sur place, très aimée des festivaliers.

«Les gens apprécient cette présence des policiers. Cela améliore le sentiment de sécurité des festivaliers», note le directeur général du Festival western.

C’est d’ailleurs dans l’optique d’améliorer ce sentiment de sécurité que l’Escouade régionale mixte (ERM) contre le crime organisé de la Sûreté du Québec était très présente à Saint-Tite durant les dix jours du festival. Ces policiers en civil portaient leur dossard bien identifié afin de signifier aux motards criminalisés qu’ils étaient sous surveillance. Cette stratégie mise de l’avant il y a quelques années par la SQ semble bien fonctionner, car le corps policier rapporte n’avoir aperçu aucun membre de groupes criminalisés à Saint-Tite portant ses couleurs. Les policiers étaient sur place pour recueillir de l’information sur les groupes criminalisés, mais aussi pour faire appliquer le règlement municipal qui interdit aux groupes criminalisés de s’afficher.

«Les motards criminalisés sont intimidants pour certaines personnes», précise le lieutenant Hugo Fournier, porte-parole de la Sûreté du Québec.

La Sûreté du Québec ne rapporte pas d’incidents majeurs survenus à Saint-Tite cette année. «Compte tenu de la grosseur de la foule présente durant le festival, c’est impressionnant qu’il y ait si peu d’événements majeurs», mentionne également le lieutenant Hugo Fournier.

Le plaisir était au rendez-vous.

Des élections à saveur western

Déclenchées durant le festival, les élections fédérales ont teinté cette 52e édition. Les chefs du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, du Parti conservateur, Andrew Scheer, du Bloc québécois, Yves François Blanchet, ainsi que du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, sont tous venus à la rencontre des festivaliers. En plus de serrer des mains, les politiciens ont rencontré les organisateurs de l’événement.

«Ça nous permet de parler de notre événement pour que les politiciens comprennent nos besoins», précise Pascal Lafrenière.

En route vers un festival écoresponsable

La 52e édition marque un tournant important pour les organisateurs du Festival western. En collaboration avec la SADC de la Vallée de la Batiscan, les organisateurs ont adopté un plan d’action en développement durable. Ce plan sera appliqué progressivement pour rendre l’événement écoresponsable.

«C’est une année d’analyses pour savoir ce qu’on peut faire de mieux pour après avoir des actions plus concrètes», précise le directeur général de festival.