Le réseau des résidences est sécuritaire

En raison des nombreuses exigences imposées en matière de sécurité incendie, l'Agence de santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec affirme que le réseau des résidences privées certifiées de son territoire est sécuritaire.
L'arrivée en 2007 de la certification obligatoire des résidences pour personnes âgées a modifié la donne. Marc Lacour, directeur de la direction des services sociaux de l'agence, reconnaît que les choses ont changé en l'espace de quelques années.
«Avant 2007, il n'y avait presque rien qui encadrait les résidences privées au Québec. La venue de la certification a donné des dents aux services de prévention des incendies. C'est une obligation pour avoir un certificat. Le réseau est sécuritaire. Il répond aux normes», déclare M. Lacour, en parlant des 215 résidences pour aînées réparties en Mauricie et au Centre-du-Québec.
L'agence de santé se base sur les exigences fixées par les services d'incendies municipaux pour établir ses conditions dans ce volet à l'émission d'une certification.
«On va voir à ce que la Ville émette un avis favorable, on va voir à ce que le plan d'évacuation soit conforme à ses exigences, raconte le directeur. Les résidences doivent pratiquer des évacuations. Les préventionnistes assistent à ces évacuations et vérifient. Ils le font de jour, mais avec l'équivalent du personnel qu'on retrouve la nuit.»
M. Lacour précise que l'agence a le pouvoir d'inspecter les résidences afin de s'assurer qu'elles demeurent conformes aux exigences de la certification. L'agence peut aussi demander à un propriétaire de relocaliser un locataire qui est en perte d'autonomie.
«On a le pouvoir d'émettre des constats d'infraction et des amendes. À terme, on peut reconsidérer la certification. Mais on a une excellente collaboration avec les propriétaires.»
Selon le directeur, l'arrivée de la réglementation en 2007 a incité des propriétaires à améliorer leurs résidences. Plus de systèmes d'alarme reliées au service d'incendie ont été installées, certains propriétaires ont investi dans la pose de gicleurs, de murs coupe-feu, etc.
«Le risque nul n'existe pas, rappelle-t-il. Mais la prévention est très présente. Le dernier incident est arrivé à la Villa des colombes (en avril 2013). Il n'y a eu aucune perte de vie, pas de blessé et toutes les choses se sont déroulées promptement. On avait vérifié cette résidence et elle était conforme.»
Le directeur a maintenant hâte de connaître les causes de l'incendie d'une résidence pour personnes âgées à L'Isle-Verte. Selon les conclusions, le réseau de la santé pourra analyser si des améliorations doivent être apportées.