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Chantal Michaud est entourée de ses collègues: Marianne Guay, Stéphanie Baillargeon, Geneviève Marchand.
Chantal Michaud est entourée de ses collègues: Marianne Guay, Stéphanie Baillargeon, Geneviève Marchand.

Le Relais pour la vie en mode virtuel pour une deuxième année [ARTICLE AUDIO]

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
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Les différents Relais pour la vie de la région n’auront pas lieu dans leur formule habituelle en raison de la pandémie. Le 12 juin, pour une deuxième année, l’événement de la Société canadienne du cancer (SCC) rassemblera des milliers de personnes de partout au pays en mode virtuel pour soutenir la lutte contre le cancer. À la résidence Chartwell de Trois-Rivières, des employés marcheront ce jeudi pendant douze heures à l’intérieur de la résidence pour amasser des fonds.

«On voulait faire une marche quand même en respectant les règles de la Santé publique même si le Relais est virtuel. On est sept employés à le faire. Pendant notre marche, on va porter des chandails qui vont avoir été signés par les résidents. Avec leurs dons, ils vont mettre le nom d’une personne qui a été atteinte par le cancer. C’est notre façon d’honorer le parcours des gens touchés par le cancer», raconte Chantal Michaud, une employée de la résidence.

La femme de 45 ans pourrait y mettre son nom. Il y a trois ans, elle a appris qu’elle était atteinte d’une leucémie myéloïde chronique, un type de cancer qui ne se guérit pas. Chaque jour, elle doit prendre des médicaments de chimiothérapie sous forme de comprimés.

«Ça envoie le cancer dans un coin et ça le laisse dormir là», explique-t-elle.

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Chantal Michaud l’avoue, la nouvelle a eu l’effet «d’un coup de masse derrière la tête» pour elle et son entourage. Elle ne s’y en attendait pas. Certes, elle était fatiguée, mais pour elle c’était en lien avec «le tourbillon de l’automne». C’est lors d’un examen de contrôle que tout a basculé.

«Ça ne se passe pas en une seule journée. Il y a un délai. Il y a des semaines de recherches, de prises de sang, etc. Là, tu penses à plein de choses. Admettons qu’il n’y a pas de traitement, admettons que ça ne marche pas, il y a tous les scénarios. Parfois, on s’inquiète pour rien, mais… », lance la mère de deux enfants de 12 et 13 ans.

Puis, il y a eu la recherche du bon traitement. Après une recette infructueuse, le deuxième essai a finalement eu l’effet escompté.

«J’espérais de tout cœur que ça fonctionne parce que le cancer commençait à prendre pas mal le dessus. Ce traitement-là a permis d’endormir le cancer et de l’envoyer dans un coin. Je réussis presque à l’oublier des fois, mais c’est certain qu’il n’y a pas une journée où je n’y pense pas.»

«Deux enfants, une famille, un travail, on se retrousse les manches et on fonce. On ne fonce pas à la même vitesse qu’avant, mais on fonce pareil», ajoute-t-elle.

Si elle partage son histoire, c’est pour montrer qu’il y a de l’espoir, mais surtout qu’il y a de l’argent consacré à la recherche, aux traitements et à l’accompagnement grâce au Relais pour la vie.

Avant même d’apprendre qu’elle avait un cancer, Chantal Michaud s’impliquait au Relais pour la vie avec son équipe de travail.

«Pendant la deuxième année, j’ai appris que j’avais le cancer. Ayoye! […] Ce que l’on faisait cette journée-là, concrètement ça pouvait me revenir. Je dis ça dans le sens qu’il y a des gens qui avaient fait d’autres levées de fonds qui me permettaient d’avoir un traitement approprié à ma maladie. Ça prenait tout son sens d’amasser des dons et en même temps de dire que c’est peut-être à cause de ça que je suis encore en vie», raconte-t-elle.

Chantal Michaud sera également fidèle au poste pour le grand Relais pour la vie réinventé du 12 juin alors que les participants pourront participer de la maison.

Les dons amassés lors de l’événement permettent de financer des projets de recherche novateurs, fournir un réseau d’aide à l’échelle du pays et favoriser l’adoption de politiques en matière de santé qui aident à prévenir le cancer.

Le Relais comprendra tous les éléments distinctifs des événements en personne, dont une cérémonie d’ouverture avec des témoignages inspirants de participants d’espoir, des performances de Sara Dufour, Ludovick Bourgeois et Oliver Dion, une Cérémonie des luminaires et bien plus.

«Le cancer ne ralentit pas durant cette pandémie mondiale, et nous non plus, explique Diego Mena, vice-président, Initiatives stratégiques, Mission et engagement, Société canadienne du cancer. Participer au Relais pour la vie vous permet de continuer à amasser des fonds en ligne pour appuyer notre mission et soutenir les personnes atteintes de cancer durant et après la pandémie. Même éloignés, nous saurons nous unir pour le Relais parce que la communauté, c’est dans le coeur. Que vous participiez dans un parc ou dans votre salon, vous pourrez cultiver en vous l’esprit de communauté!»

La Société canadienne du cancer souligne que les effets de la pandémie de COVID-19 ont été ressentis partout au pays, mais «particulièrement sur les personnes touchées par le cancer, étant donné que celles-ci font partie des communautés les plus vulnérables». Près d’une personne sur deux au pays recevra un diagnostic de cancer au cours de sa vie.

Il est possible de s’inscrire sur le site web relaispourlavie.ca.