Le Centre d’entraide aux Rayons de soleil de Shawinigan proposait pour l’Halloween la 9e édition de la Maison des horreurs. Le travail d’une quarantaine de bénévoles a permis la réalisation du parcours thématique Harry Potter et de la maison hantée. On reconnaît sur la photo déguisée en cow-girl Patricia Dellow, la directrice générale du Centre d’entraide.

Le pur plaisir de l’Halloween

TROIS-RIVIÈRES — Les incantations maléfiques des petites sorcières et sorciers ont très bien marché. La pluie qui annonçait une soirée de l’Halloween sous l’eau s’est finalement arrêtée tout juste à temps pour que les enfants envahissent les rues à la recherche de friandises de toutes sortes.

Le froid et l’humidité toujours présents après la pluie n’ont pas fait peur aux enfants. Rien ne peut les arrêter lorsqu’il est question de sortir le soir déguisés pour remplir un sac de bonbons. Certains quartiers attirent cependant les familles plus que d’autres. C’était le cas dans le secteur des rues d’Oslo et de Paris dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Il était difficile de trouver une place de stationnement et de circuler dans le quartier, tellement il y avait de familles sur place. Les enfants s’en donnaient à cœur joie dans cette ambiance festive.

L’enseignante Stéphanie Frappier, qui avait revêtu ses plus beaux habits de sorcière mercredi, a transformé avec d’autres enseignants la bibliothèque de l’école Saint-Charles-Garnier de Shawinigan en parcours de peur très réaliste. L’enseignante est accompagnée sur la photo de ses collègues France Paquin, en clown Pennywise, et Julie Petitclerc en religieuse.

Signe que la collecte de bonbons était bonne, la petite Gaïa nous a fièrement montré son sac. «Il y en a aussi dans la sacoche de papa», a-t-elle lancé en montrant le grand sac en cuir de son père, également déguisé.

Vêtue des habits de la superhéroïne Wonder Woman, son amie Coralie était très fière de sa belle cape rouge. Le costume de l’amazone était d’ailleurs très populaire cette année auprès des petites filles. Adepte de jeux de rôles grandeur nature, comme ce que l’on retrouve au Duché de Bicolline, le père de la petite Gaïa apprécie particulièrement l’esprit de la fête d’Halloween, où pour une fois dans l’année, la légèreté et la magie prennent le dessus. «Je peux mettre du linge que je ne peux pas mettre normalement», lance son père en riant. «Si c’était juste de moi et que je n’avais pas peur d’être jugé, je me déguiserais à longueur d’année.»

Les étudiantes en médecine Alysa Sills, Élodie Rainville et Ester McKinnon, quelques instants avant de se rendre aux portes des résidents de la région pour les sensibiliser à l’importance du don d’organes.

Bien que ces observations n’ont absolument rien de scientifique, quelques déguisements avaient particulièrement la cote cette année. Les costumes de licorne étaient très nombreux, tout comme ceux de superhéros, de princesse, de Star Wars ou de squelette. Il y a de ces classiques qui ne se démodent pas.

Une remorque transformée en maison hantée

La maison la plus populaire de la rue de la Liberté, située dans le secteur des Forges à Trois-Rivières, était sans contredit celle de Marie-France Bédard. La jeune grand-maman mobilise ses enfants et petits-enfants et réalise un magnifique parcours de peur. «Regarde maman comme il fait peur», a lancé un jeune enfant en voyant un des fantômes de Mme Bédard.

Les jeunes redoublent d’originalité pour concevoir les plus beaux costumes d’Halloween. Ceux-ci attendaient de recevoir des bonbons offerts par des agents des services correctionnels de la prison de Trois-Rivières.

Ce parcours sortait de l’ordinaire, car l’intérieur d’une remorque de véhicule lourd avait entièrement été aménagé en repère de sorcière. Les jeunes enfants aussi bien que les adolescents en ressortaient avec des petits frissons. Un groupe d’adolescents rencontré à la sortie de la remorque avouait avoir fait le saut lorsque le cadavre couché dans un cercueil s’est réveillé.

Grande amoureuse de l’Halloween, Marie-France Bédard aime décorer. Depuis maintenant trois ans, elle utilise la remorque pour compléter le parcours de peur qui est sur son terrain. «C’est tellement l’fun de voir la réaction des enfants», a-t-elle confié. «L’Halloween, c’est juste du plaisir.»

Marie-France Bédard est une amoureuse de l’Halloween. La sorcière de la rue de la Liberté à Trois-Rivières a aménagé avec ses proches un parcours hanté sur son terrain ainsi que dans une remorque.

Alors que l’équipe du Nouvelliste était de passage à cette résidence du secteur des Forges, des agents correctionnels du centre de détention de Trois-Rivières sont arrivés avec un fourgon pour donner des bonbons. Pas moins de cinq équipes de deux gardiens ont pris part à cette Opération citrouille, pour le plus grand plaisir des enfants qui pouvaient monter à bord des véhicules.

Des zombis pour le don d’organes

Une armée de zombis a quitté la Faculté de médecine de l’Université de Montréal à Trois-Rivières mercredi en fin d’après-midi pour aller à la rencontre de résidents de Trois-Rivières, de Shawinigan et de Louiseville pour les sensibiliser à l’importance du don d’organes. Les quelque soixante étudiants en médecine se sont réparti le territoire avec en main des autocollants de dons d’organes que l’on appose derrière la carte d’assurance maladie. Cette démarche s’inscrit dans la campagne québécoise Bonbons et Bons Dons.

«On utilise la soirée de l’Halloween, car c’est un bon moment de rentrer chez les gens. On leur demande s’ils ont signé leur carte de don d’organes et s’ils connaissent le don de cellules souches», a souligné avant la tournée Alysa Sills, étudiante en médecine et responsable de l’activité dans la région. «Les étudiants en médecine sont occupés, mais plusieurs tiennent à participer à cette activité qui est toujours très populaire.»

En fin de soirée, les corps policiers de la région ne rapportaient aucun incident en lien avec la fête de l’Halloween.