Étienne Desfossés, vice-président aux finances et développement de l’AGEUQTR et la responsable de la halte-garderie, Nadia Boudreau en compagnie de jeunes clients du P’tit Bacc.

Le P’tit Bacc a 5 ans

TROIS-RIVIÈRES — La halte-garderie Le P’tit Bacc célèbre ses 5 ans, cette année. Sa formule, unique en milieu universitaire, au Québec, a permis à l’Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières de remporter son pari. La halte-garderie a déjà atteint sa vitesse de croisière et répond vraiment aux besoins des parents étudiants, comme prévu.

«On n’a aucune subvention du gouvernement», souligne d’entrée de jeu la responsable de la halte-garderie, Nadia Boudreau. La halte-garderie Le P’tit Bacc souhaiterait être reconnue par le gouvernement afin de recevoir de l’aide financière. «Quand on essaie de cadrer nos demandes de financement, on dirait qu’on est comme un triangle qui essaie d’entrer dans un carré. Ça ne marche jamais», déplore Étienne Desfossés, vice-président aux finances et développement de l’AGEUQTR. «Ça pourrait nous aider à réduire les coûts aux parents étudiants», plaide Mme Boudreau.

Tous les étudiants qui fréquentent l’UQTR paient une cotisation à l’AGEUQTR qui sert à financer le service. Cette cotisation, au coût de 2 $, permet de payer le salaire des éducatrices. «C’est un pacte social qu’on a fait entre nous», explique M. Desfossés. Les parents doivent toutefois payer la somme de 10 $ par bloc pour déposer leur enfant au P’tit Bacc. Les montants recueillis servent à développer des immobilisations pour la garderie, comme la salle de sieste qui a été aménagée cette année. La Fondation de l’UQTR vient donner un coup de main pour ce genre d’investissement, précise M. Desfossés.

Malgré tout, le P’tit Bacc est légèrement déficitaire, mais l’AGEUQTR éponge tous les déficits au lieu d’augmenter la cotisation. «Notre but, c’est d’offrir un service», fait-il valoir.

La garderie est faite en fonction de la réalité des étudiants de l’UQTR. «On fonctionne par blocs horaires de cours», explique Mme Boudreau. «Ce ne sont pas des places fixes que le ministère nous donne, par exemple, 60 places par année. Nous avons 15 places par bloc qui correspondent à des blocs de cours de 3 heures et demie et on offre 4 blocs par jour.»

La halte-garderie ouvre donc à 8 h et ferme ses portes à 22 h 15 chaque jour de la semaine, sauf le week-end parce qu’il n’y a pas de cours qui se donnent sur le campus.

À chaque bloc, 15 enfants différents se retrouvent à la halte-garderie. «Donc, on est presque illimité en nombre de place», explique Mme Boudreau. «Cela permet d’offrir plus de possibilités à plus de parents étudiants», fait-elle valoir.

Les parents ne peuvent toutefois pas laisser leurs enfants au P’tit Bacc pour aller travailler ou faire des emplettes. Aucun parent ne peut y laisser son enfant à plein temps puisqu’il s’agit d’une halte-garderie. Les parents sont obligés d’être sur le campus», précise-t-elle. «Ce service vise à faciliter leur vie d’étudiant», plaide-t-elle. Mme Boudreau fait une comparaison avec les haltes-garderies dans certains commerces. Personne ne peut y déposer son enfant pour aller travailler.

«Ici, on a un programme éducatif et des éducatrices», précise-t-elle pour souligner la qualité du service. Une quinzaine d’éducatrices sont embauchées chaque session. La halte-garderie emploie exclusivement, pour cette tâche, des étudiantes de l’UQTR (sauf pour la responsable du service) de divers horizons. Des vérifications de sécurité sont faites sur chaque éducatrice et ces dernières doivent avoir complété un cours de premiers soins. À 14,50 $, «les salaires sont compétitifs pour des salaires étudiants», estime M. Desfossés.

«On travaille avec deux programmes éducatifs», explique Mme Boudreau, celui du ministère pour la petite enfance et le programme de l’Association des haltes-garderies communautaires du Québec.