La Ville de Shawinigan a enclenché un processus pour permettre de nouvelles activités chez les Entreprises Maxime Gauthier, dans le secteur Saint-Georges.

Le promoteur rassure le voisinage

SHAWINIGAN — Les citoyens du secteur Saint-Georges ont visiblement été rassurés par les explications obtenues au cours des dernières semaines au sujet d’un projet qui permettra des activités de récupération, de valorisation, de concassage et d’entreposage de béton, de brique et d’asphalte chez les Entreprises Maxime Gauthier. Lors de l’assemblée de consultation publique présentée en fin d’après-midi le 9 juillet, seul Maurice Toupin s’était déplacé pour communiquer ses inquiétudes au promoteur.

Ces nouvelles activités seront circonscrites au lot de l’entreprise. Pour satisfaire cette demande, la Ville de Shawinigan procède à l’adoption d’un projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble (PPCMOI), qui prévoit de nombreuses conditions afin d’encadrer le nouvel usage.

Lors de l’assemblée de consultation, l’urbaniste Suzanne Marchand reconnaissait que l’avis public annonçant ce projet avait soulevé des questions chez plusieurs résidents. Le conseiller du district des Boisés, Martin Asselin, avait également été interpellé à ce sujet au cours des dernières semaines.

M. Toupin a exprimé les mêmes inquiétudes lundi par rapport à l’augmentation de la circulation, du bruit et de la poussière en raison de ces nouvelles activités. «On ne voudrait pas que ça devienne une autre sablière!», avance-t-il.

«Nous nous sommes posé les mêmes questions que vous et nous avons été rassurés», résume Josette Allard-Gignac, présidente du comité consultatif d’urbanisme.

Or, M. Gauthier précise que les manœuvres de concassage ne devraient pas s’étendre plus de trois jours par année. De plus, ses activités seront bien encadrées dans le certificat d’autorisation qu’il doit obtenir du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

«Nous sommes une compagnie d’excavation et on veut seulement recycler nos rebuts», explique M. Gauthier. «On n’est pas en plein village, on est à l’extrémité.» Le terrain visé est situé sur l’avenue de Saint-Georges, tout près de l’intersection de la route 153.

Le propriétaire s’engage également à améliorer le coup d’œil des lieux, notamment avec l’aménagement de bandes tampons constituées de végétation. Parmi les autres conditions imposées par l’adoption de ce PPCMOI, notons l’impossibilité d’ajouter des entrées et l’encadrement strict de l’entreposage extérieur en vrac. De plus, l’utilisation d’équipements de concassage ou de tout autre équipement pouvant provoquer un bruit nuisible ne sera autorisée qu’entre 8 h et 18 h, du lundi au vendredi.

Le conseil municipal devrait adopter ce règlement, avec ou sans modification, en assemblée extraordinaire le 23 juillet. Le 1er août, un avis public expliquant le processus d’approbation référendaire sera publié.