Aucun changement n'a été apporté au projet de colisée du Complexe sportif Alphonse-Desjardins pour le moment.

Le projet du colisée du CSAD n'a pas encore été modifié

Même si les partenaires impliqués dans le projet de colisée du Complexe sportif Alphonse-Desjardins (CSAD) avaient convenu le mois dernier de préparer une nouvelle version de la phase 5 du projet pour le 12 février, cette nouvelle mouture n'a pas encore été préparée. Malgré cela, la direction du CSAD affirme que le travail se poursuit même si l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) prépare son propre projet de colisée.
«Nous n'avons pas terminé. Les réunions continuent entre la Commission scolaire [du Chemin-du-Roy], la Ville [de Trois-Rivières] et le CSAD pour chercher des solutions à la fois sur les phases 1 à 4 et le manque à gagner de la Commission scolaire dans son budget. Nous devons aussi fignoler la phase 5», a souligné d'emblée le président du CSAD, Michel Byette, qui confirme qu'aucun ajustement n'a encore été apporté au projet de colisée.
«Nous avons prolongé les discussions, ça va bien. Tout le monde recherche des solutions, mais on s'est donné plus de temps pour trouver les bonnes solutions.»
Le CSAD n'a donc pas encore apporté de modifications au projet de colisée malgré l'échéancier du 12 février. «Il n'a pas encore été transformé ou modifié. Avant de toucher au projet de la phase 5, il faut revoir l'impact financier des quatre premières phases. C'est un préalable pour la Commission scolaire et pour la Ville», a avoué M. Byette. «Si ce n'est pas réglé, nous ne serons pas capables de passer à la prochaine étape. C'est ce qui a empêché qu'on aille plus loin.»
Alors que le CSAD revoit les phases 1 à 4 et désire modifier sa phase 5, l'UQTR prépare le plan d'affaires de son propre projet de colisée.
Le maire de Trois-Rivières avait souligné à la sortie de la rencontre du 27 janvier dernier que la Ville allait comparer les deux projets. Yves Lévesque a réitéré hier que Trois-Rivières ne veut pas assumer tous les risques du projet de colisée comme le prévoit, précise le maire, l'actuelle proposition du CSAD.
Il soutient toutefois que même si l'échéancier du 12 février est dépassé, la Ville étudiera la proposition du CSAD. Rappelons que la Ville de Trois-Rivières a adopté en 2012 un soutien financier pour le colisée du CSAD de 2,25 millions $ par année pendant 25 ans.
Malgré tout, le président du conseil d'administration du CSAD ne considère pas que les deux projets sont en compétition. «Nous croyons toujours en notre projet et en sa faisabilité. On ne se sent pas en compétition avec l'université. Nous rendons des services à la communauté étudiante et à celle des sports d'excellence. Nous continuons dans cet esprit», a conclu Michel Byette.