La députée de Champlain Noëlla Chamagne.

Le projet de colisée à l'UQTR franchit une autre étape

Le projet d'ériger le nouveau colisée de Trois-Rivières sur les terrains du campus de l'Université du Québec à Trois-Rivières a franchi une nouvelle étape, lundi soir, alors que le conseil d'administration de l'établissement a donné le mandat de mettre sur pied un plan d'affaires.
Cette décision a été prise après la présentation à huis clos d'une étude de pré-faisabilité pour la construction d'un centre d'un développement de l'excellence sportive. Il faut donc croire que la présentation de l'étude, effectuée par la vice-rectrice Johanne Giguère, a été bien accueillie par les membres du conseil d'administration qui ont décidé de passer à l'étape suivante.
En principe, le plan d'affaires sera présenté à l'occasion de la prochaine réunion ordinaire du conseil d'administration, prévue le 22 avril.
Rappelons que la Ville de Trois-Rivières souhaite maintenant comparer les projets de l'UQTR et de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy avant de déterminer quel emplacement serait le plus avantageux pour un nouveau colisée sur son territoire.
Si le colisée représente la phase 5 du Complexe sportif Alphonse-Desjardins, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, l'UQTR souhaite pour sa part intégrer l'édifice à un projet de centre de développement de l'excellence sportive qui se ferait en collaboration avec différents partenaires, dont la CS du Chemin-du-Roy.
De son côté, la députée de Champlain, Noëlla Champagne avoue être toujours déçue par la possibilité que le colisée échappe à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy et au Complexe sportif Alphonse-Desjardins. «Disons que j'aurais souhaité autre chose... Je comprends que l'université tire de son côté car elle a des ambitions, des objectifs et des visions. Par contre, il ne faut pas que ça se fasse au détriment du CSAD. Ça, c'est clair et net», souligne-t-elle.
La députée péquiste rappelle que la subvention de 28 millions $ du gouvernement provincial était basée sur un projet évalué à 56 millions $, au départ. Or, plus le temps passe, il apparaît évident que la facture sera gonflée et il faudra trouver une façon de ficeler les nouvelles modalités financières du projet.
«On parle maintenant d'un projet d'une soixantaine de millions $. Oui, l'argent a été réservé. Mais si ce n'est plus 28 millions $, si ce n'est plus ci ou ce n'est plus ça, ça pourrait venir briser les cartes[sic]», indique Mme Champagne.