L'auteure Djemila Benhabib sera de nouveau sur les rangs pour le Parti québécois lors des prochaines élections provinciales, mais cette fois dans la circonscription de Mille-Îles, dans le secteur de Laval.

Le PQ veut présenter Benhabib dans Mille-Îles

Catapultée dans Trois-Rivières pour l'élection de septembre 2012, Djemila Benhabib tentera vraisemblablement encore de se faire élire à l'Assemblée nationale sous les couleurs du Parti québécois lors du prochain scrutin provincial. Cette fois-ci, l'auteure aurait toutefois été désignée pour se lancer dans la mêlée du côté de Laval, dans la circonscription de Mille-Îles.
Il était déjà acquis depuis plusieurs mois que Mme Benhabib ne tenterait pas sa chance une seconde fois dans la circonscription trifluvienne après sa défaite par un millier de voix aux dépens de la libérale Danielle St-Amand. Rappelons que Mme Benhabib avait promis de déménager dans la circonscription de Trois-Rivières, élue ou non, ce qu'elle a finalement fait.
Mardi, il a été impossible de parler à la principale intéressée à propos de cette candidature. La semaine dernière, elle n'avait pas nié qu'elle pourrait être de nouveau candidate, sans vouloir confirmer les rumeurs qui l'envoyaient dans une nouvelle circonscription.
De son côté, la présidente de l'association péquiste locale, Sylvie Lalonde, dit ne pas avoir rencontré la candidate. Visiblement mal à l'aise, elle a affirmé hier qu'elle n'était «au courant de rien». «Il n'y a absolument rien de confirmé, ça semble être une rumeur, on est encore en discussions avec différentes personnes.»
À l'heure actuelle, la circonscription de Mille-Îles est détenue par la libérale Francine Charbonneau qui y a gagné par 1797 votes en 2012. Par contre, les souverainistes y ont gagné chaque fois qu'ils ont formé un gouvernement majoritaire (1976, 1981, 1994 et 1998).
Pendant ce temps à Trois-Rivières, ça ne semble qu'une question de temps avant que les instances nationales du PQ viennent annoncer la candidature de l'ex-courriériste parlementaire Alexis Deschênes.
Le président de l'association péquiste de Trois-Rivières, Yves Rocheleau, marche d'ailleurs sur des oeufs lorsqu'il est question de la possible venue de ce candidat-vedette. Sans vouloir confirmer l'identité du prochain candidat dans Trois-Rivières, M. Rocheleau indique que l'exécutif national devrait faire connaître son identité «au cours des prochaines heures».
Comme il s'agit d'un candidat provenant de l'extérieur, la responsabilité ne revient pas à l'exécutif régional.
Pas de choix définitif chez les libéraux
Du côté du Parti libéral du Québec, la présidente de l'association trifluvienne, Lucie Champoux, affirme que le choix du candidat n'est pas encore arrêté. «Il y a des candidats qui ont été approchés et on attend des confirmations. Soyez assurés que ce sera un candidat de coeur», a-t-elle indiqué.
Hier encore, des informations liaient l'ancien président de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec, Jean-Denis-Girard, à la circonscription de Trois-Rivières. Cependant, le principal intéressé a de nouveau confirmé au Nouvelliste qu'il ne serait pas sur les rangs à l'occasion du prochain scrutin provincial.
M. Girard indique avoir bel et bien été approché par les libéraux, mais après réflexion, il a convenu que les astres n'étaient pas alignés pour lui en raison de ses engagements professionnels chez Desjardins.
Quant à la présidente de l'association des libéraux de Trois-Rivières, elle était avare de commentaires quant à l'identité de la personne qui succédera à Danielle St-Amand. Lorsque Le Nouvelliste a demandé si le choix s'arrêterait sur une candidature locale ou plutôt de l'extérieur, elle a mentionné ne pas vouloir s'avancer à ce niveau.
Questionnée à savoir si Jean-Denis Girard avait décliné l'offre des libéraux dans Trois-Rivières, Mme Champoux a préféré «ne pas se prononcer.»