La vice-cheffe du Parti québécois, Véronique Hivon, était présente à l’assemblée d’investiture de Jacynthe Bruneau lundi soir, à Shawinigan. La candidate dans Laviolette – Saint-Maurice reçoit ici une chaleureuse poignée de main d’une militante.

Le PQ utilise sa meilleure carte

SHAWINIGAN — Il faut s’attendre à voir la vice-cheffe du Parti québécois en Mauricie assez régulièrement au cours des prochains mois. Lundi soir, Véronique Hivon s’est déplacée au Broadway Microbrasserie pour présenter Jacynthe Bruneau comme candidate dans le comté de Laviolette – Saint-Maurice et pour galvaniser les militants en martelant que l’élection du 1er octobre n’était pas encore jouée.

Un peu plus de 100 personnes s’entassaient au restaurant-bar en début de soirée. La députée de Joliette ne s’est pas présentée en touriste, distribuant généreusement les poignées de mains et offrant un discours inspiré d’une trentaine de minutes aux militants en insistant sur l’importance des convictions, de la solidarité et de la fierté.

Le défi n’est pas mince. La semaine dernière, un sondage LCN - Léger prévoyait une rachitique récolte de cinq sièges au Parti québécois cet automne, si la tendance actuelle se concrétisait. Pour contrer cette débandade historique, la vice-cheffe annonce que les candidats martèleront l’importance de la qualité des services publics, particulièrement en santé et en éducation, au cours des prochains mois.

«Au PQ, on n’est pas interchangeables», souligne-t-elle, faisant allusion aux gens qui sont allégrement passés de la CAQ au PLQ ou vice-versa au fil des années. «Nous ne sommes pas là pour avoir le pouvoir simplement pour le pouvoir. Nous sommes là parce qu’on sait ce qu’on veut faire avec le pouvoir: améliorer la vie des gens, avoir un état fort.»

«Il faut être conscient qu’on a du travail», convient Mme Hivon. «Nous en avons traversé, de l’adversité. Ça ne nous fait pas peur. Une montagne, ça se monte une marche à la fois. (...) La campagne électorale va jouer un très grand rôle.»

Mme Hivon a passé la journée de lundi à rencontrer les Mauriciens à bord de la Véronique - Mobile, en compagnie de Mme Bruneau et de la candidate dans Trois-Rivières, Marie-Claude Camirand. La candidate dans Laviolette – Saint-Maurice semblait honorée de voir débarquer cette importante pointure péquiste à son assemblée d’investiture.

«Je suis bénie des dieux», sourit-elle. «J’ai l’appui de tous les mentors. Je me trouve chanceuse, mais maintenant, il faut que je travaille!»

Infirmière depuis une vingtaine d’années, Mme Bruneau s’implique au plan syndical depuis deux ans. Il s’agit, pour elle, d’une première expérience en politique provinciale.