Gilles Cloutier, président de Pickleball 3R.

Le pickleball, vous connaissez?

Trois-Rivières — Est-ce du tennis? Est-ce du badminton? Est-ce du racquetball? Non! C’est du pickleball! Si vous ne savez pas encore ce qu’est ce sport, rappelons qu’il est assez populaire pour que deux candidats à la mairie de Trois-Rivières aient récemment promis plus de terrains de pickleball dans les parcs de la ville s’ils sont élus.

Beaucoup de personnes de 50 ans et plus s’y adonnent dans la région. Les mauvaises langues diront que c’est parce qu’ils n’ont plus les genoux qu’il faut pour jouer au tennis. Gilles Cloutier, président de l’organisme Pickleball 3R plaide au contraire que «c’est parce que tu n’as qu’à en jouer deux ou trois fois pour commencer à avoir du plaisir. Au tennis, ça prend un an juste pour maîtriser le service», fait-il valoir.

Le pickleball est un sport de raquette qui a recours aux mouvements du tennis, qui se joue sur un terrain de la même dimension que le badminton, dont la raquette est aussi rigide que celle du tennis de table et sa dimension, identique à celle du racquetball. C’est un loisir qui peut se pratiquer autant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Ce n’est qu’en 2011, toutefois, que le pickleball pend racine au Québec par la création de la Fédération québécoise de pickleball. Cette dernière précise qu’aujourd’hui, le pickleball est déjà présent dans 16 régions, dans plus de 60 MRC et dans 130 villes... dont Shawinigan et Trois-Rivières qui accueillera d’ailleurs le Championnat provincial de pickleball les 18 et 19 mai.

La Fédération prévoit également un tournoi à Lac-aux-Sables le 17 août. On y jouera aussi lors des finales provinciales des Jeux de la FADOQ.

En Mauricie, le pickleball est pratiqué principalement par les 50 ans et plus. Gilles Cloutier explique que la plupart des plages horaires pour jouer sont plutôt accessibles aux retraités. Pickleball 3R a malgré tout réussi à initier des élèves dans plusieurs écoles lors d’une tournée dans la région, l’an dernier. S’il existait des horaires plus adaptés aux écoliers, c’est clair qu’ils adopteraient ce sport, croit fermement cet adepte. Pour l’instant, 70 % des joueurs de pickleball, à Trois-Rivières, ont plus de 50 ans, dit-il. Il semble que cette statistique n’ait rien à voir avec l’intérêt que les jeunes portent à ce sport.

Aux États-Unis, en effet, il existe une division junior de pickleball et même des tournois pour les moins de 16 ans. Chez nos voisins du sud, le pickleball est un jeu familial et c’est à ce titre qu’il avait d’ailleurs été inventé par le sénateur américain Joel Pritchard, en 1965, dans l’État de Washington. Ce dernier cherchait un moyen d’amuser les membres de sa famille l’été, au chalet. Pickles était le nom de son chien. Le petit malin à quatre pattes s’amusait à s’emparer de la balle. La moindre des choses fut donc de donner son nom à ce nouveau jeu.

À Trois-Rivières, le pickleball se joue à l’UQTR, au CSAD, au pavillon Saint-Arnaud et dans deux écoles. Deux terrains extérieurs sont également aménagés pour ce sport. Gilles Cloutier estime que le CAPS de l’UQTR représente, pour l’instant, l’espace intérieur le mieux adapté à ce jeu et le plus sécuritaire.

Quant à l’objectif de certains candidats à la mairie de créer plus d’emplacements pour le pickleball à Trois-Rivières, les adeptes de ce jeu «sont contents d’entendre ça», assure M. Cloutier.