Hervé Biron, Raymond Douville, Yvon Thériault et Émile Jean (à droite), ayant tous oeuvré au <em>Nouvelliste</em>, sont photographiés en 1952 en compagnie de Mgr Albert Tessier.
Hervé Biron, Raymond Douville, Yvon Thériault et Émile Jean (à droite), ayant tous oeuvré au <em>Nouvelliste</em>, sont photographiés en 1952 en compagnie de Mgr Albert Tessier.

Le Nouvelliste dans la revue Empreintes

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — «On ne pouvait pas faire un numéro sur Trois-Rivières sans traiter de la presse et du Nouvelliste

René Hardy, historien et membre de la revue Empreintes, parle avec enthousiasme du prochain numéro de la revue, une édition spéciale sur Trois-Rivières. La direction de la revue profite du centième anniversaire de fondation du Nouvelliste pour aborder différents sujets de l’histoire trifluvienne, notamment la controverse entourant la fondation de Trois-Rivières et les coopératives d’habitations. La revue historique réserve aussi une belle place à une partie de l’histoire du quotidien régional.

La revue revient sur l’arrivée de Joseph-Hermann Fortier dans le monde médiatique trifluvien en 1920 et traite du deuxième propriétaire, Jacob Nicol.

«M. Fortier était un homme d’affaires d’envergure. Il s’intéressait à Trois-Rivières où il y avait un essor industriel important», explique M. Hardy.

Les difficultés financières du fondateur du Nouvelliste le forcent à vendre son journal à Jacob Nicol, en 1935. Ce dernier possède déjà La Tribune de Sherbrooke et Le Soleil de Québec. En achetant Le Nouvelliste, il se constitue un véritable groupe de presse, d’autant plus qu’il lance les stations de radio CHLT à Sherbrooke et CHLN à Trois-Rivières.

«À partir de ses réseaux de communication, il se donne un pouvoir de diffusion de la nouvelle et un pouvoir de contrôle de la publicité. Il est un des quatre magnats de la presse au Canada», ajoute M. Hardy.

Empreintes parle d’Hervé Biron et d’Yvon Thériault, deux membres de la salle de rédaction ayant joué un rôle important dans l’histoire du Nouvelliste, rappelle René Hardy.

«Ils ont à peu près occupé toutes les fonctions. Ce sont des amis. Ce sont des gens très cultivés. On les voit dans la vie culturelle comme des citoyens engagés.»

La revue fait état de quelques journaux ayant été présents à Trois-Rivières au tournant du 20e siècle, comme Le Bien public et Le Trifluvien. Ce dernier a d’ailleurs été racheté par Joseph-Hermann Fortier qui lancera ensuite Le Nouvelliste.

«Depuis sa fondation, Le Nouvelliste est le premier quotidien qui est assidûment quotidien. Il devient le témoin de ce qui se passe dans la vie trifluvienne et régionale.»

Ce numéro de la revue Empreintes paraîtra au début du mois de décembre. Les différents points de vente sont publiés sur le site web de la revue.