Le Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac fera l'objet de travaux cette année.

Le Moulin seigneurial se refait une santé

Avec la dernière aide financière allouée la semaine dernière par le ministère de la Culture pour des travaux au Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac, l'immeuble historique vieux de deux siècles, affichera bientôt un bilan santé de 90 %.
Cela permettra à ses administrateurs d'y tenir des expositions d'art visuel mais aussi de poursuivre les activités d'interprétation du moulin à farine et de la scierie de plus en plus prisées du public.
C'est ce qu'a confirmé Alain Bourbonnais, directeur général de l'établissement, au lendemain de l'annonce d'une subvention de 173 200 $. Cette somme servira à compléter des travaux totalisant près de 193 000 $, 19 260 $ provenant de la Corporation du Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac.
M. Bourbonnais rappelle qu'en 2009, un architecte avait réalisé un carnet de santé du moulin qui prévoyait plusieurs interventions, par ordre de priorités.
«Ça représentait un bon lot de travaux. Il y avait beaucoup de fissures à réparer, des fenêtres à remplacer et le bâtiment n'était pas giclé à l'époque (2012). C'est un peu pour ça que le ministre a parlé d'une deuxième phase lors de son annonce.»
Les prochains travaux concernent entre autres la restauration des cadres des lucarnes du grenier et des murs extérieurs du moulin à farine, (de loin les travaux les plus importants), quelques travaux intérieurs de maçonnerie, le remplacement de pompes sanitaires et l'installation d'unités de chauffage radiant dans la scierie ainsi que l'ouverture du mur entre le grenier du moulin et le logis du meunier. Ce dernier est maintenant accessible au public depuis le décès de sa locataire, Mariette Cheney, il y a près d'un an.
«Le fait de concentrer les expositions d'art visuel dans l'ancien logis est également une façon de perpétuer le souvenir de cette artiste, a précisé M. Bourbonnais. Le panneau d'interprétation du logis du meunier qui sera installé cette année, soulignera également le travail de Mme Cheney pour la conservation du moulin. On veut souligner son passage à titre de directrice du moulin.»
Par ailleurs, M. Bourbonnais qui est également le directeur général du Vieux presbytère de Batiscan note qu'un autre projet est en cours à cet endroit, soit l'aménagement d'ici l'automne prochain d'un pavillon extérieur destiné à la tenue d'activités.Ce dernier remplacera le grand chapiteau qui y est érigé tous les étés.
«Ce sera une structure permanente de 1500 pieds carrés, chauffée et éclairée» , précise-t-il. On en profitera aussi pour aménager un bloc sanitaire.
Du côté du manoir Madeleine-de-Verchères, à Sainte-Anne-de-la-Pérade, également sous la responsabilité de M. Bourbonnais, on planche sur un projet d'agrandissement pour 2017.
«Ce sera l'année du 350e anniversaire de Sainte-Anne-de-la-Pérade, rappelle-t-il. L'idée est de reconstruire la partie incendiée du bâtiment. Actuellement, il ne reste qu'une tour et un appentis, mais avant l'incendie, c'était un bâtiment qui rappelait un peu le presbytère de Batiscan. Ce ne sera pas une reconstruction intégrale, prévient-il. L'idée est d'avoir une structure moderne, probablement en verre et aluminium qui symbolisera la structure qu'on avait à l'époque, mais avec les commodités modernes. Comme ça, on pourra accueillir des groupes sur une plus grande surface. Si on veut faire plus d'animation au manoir, c'est un passage obligé», fait remarquer le directeur général.»