Une consultation sur le réseau cellulaire à laquelle a participé le ministre et député François-Philippe Champagne a eu lieu vendredi.

Le ministre Champagne rencontre des élus

Saint-Maurice — De passage à Saint-Maurice pour une réunion de travail avec des élus des MRC des Chenaux et de Mékinac et des représentants des Villes de la région, François-Philippe Champagne, ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, aura beaucoup discuté de téléphonie cellulaire, d’Internet haute vitesse et d’assouplissement des règles au Programme de la taxe sur l’essence et de la contribution du Québec (TECQ), qui octroi des fonds aux municipalités pour investir dans leurs infrastructures.

Ils étaient une quinzaine d’élus à avoir répondu à l’invitation du ministre et député de Saint-Maurice-Champlain. Ceux-ci ont profité de l’occasion pour lui faire part des difficultés et des défis auxquels ils font face pour résoudre les enjeux liés à la connectivité.

M. Champagne, qui a fait état du laborieux chantier de la couverture cellulaire sur la route 155, où il aura fallu près de trois ans pour venir à bout des différents blocages, propose justement de mettre son expertise à contribution pour aider les élus de la région à cheminer. «Je veux ajouter mon poids au vôtre», leur a-t-il déclaré.

Le ministre répète que les dossiers sont complexes et que la concertation est la voie à privilégier. «C’est de comprendre quels sont les problèmes, quels sont les obstacles, et puis, comment en ajoutant ma voix à celle des élus, on peut les régler», insiste-t-il.

Le maire de Saint-Maurice et préfet de la MRC des Chenaux, Gérard Bruneau, confie de son côté que les questions de téléphonie cellulaire et d’accès à Internet haute vitesse sont devenues des thèmes récurrents et obligés lors des rencontres avec les ministres provinciaux et fédéraux qui s’arrêtent dans la région. «C’est le dossier de l’heure, du jour, du mois et de l’année», image-t-il.

Or, M. Bruneau considère que le député de Saint-Maurice-Champlain jouit d’une position privilégiée, dans les circonstances. «Étant ministre de l’Infrastructure, il est très bien placé pour faire avancer des dossiers dans ce domaine-là», croit-il. Le préfet fait valoir que des programmes existent et qu’il s’agit de saisir les occasions qui se présentent. «Les demandes du Québec — ou de la région —, sont faibles par rapport à d’autres régions du Canada», plaide-t-il, «il s’agit maintenant que l’on puisse identifier nos besoins, tandis que l’argent est là, pour faire avancer ces projets-là».

M. Champagne s’est par ailleurs engagé à participer, personnellement ou par l’intermédiaire d’un membre de son équipe, à une réunion mensuelle avec des élus de la région, pour faire avancer les projets.

Modalités du Fonds de la taxe sur l’essence

Jusqu’à ce jour, les règles de la TECQ stipulaient que les travaux réalisés en régie interne, c’est-à-dire ceux effectués par le personnel municipal, n’étaient pas admissibles au programme. Les fonds octroyés devaient être dédiés à des travaux donnés en sous-traitance.

Or, le ministre Champagne a tenu à annoncer, «un peu en primeur», dira-t-il, que les modalités allaient être revues et que les municipalités pourraient désormais procéder en régie interne. «Si on a l’équipement dans la municipalité et les employés municipaux pour le faire, eh bien que l’on prenne ces fonds-là pour le faire!», lance-t-il, en disant qu’il s’agit de «gros bon sens». Le ministre affirme répondre ainsi à une demande récurrente de l’Union des municipalités du Québec.

Par ailleurs, M. Champagne a rappelé que la part fédérale du Fonds avait été doublée pour cette année, à l’occasion du budget présenté par son gouvernement il y a quelques semaines.

Chefferie du Parti libéral du Québec?

La décision récente du député libéral de Pontiac, André Fortin, de ne pas briguer la chefferie du Parti libéral du Québec a relancé les spéculations quant à d’éventuelles candidatures. Le nom de François-Philippe Champagne a d’ailleurs commencé à circuler. Interpellé sur la question, le principal intéressé dit s’en être fait parler, mais que son agenda est déjà complet. «J’en ai une job, puis c’est déjà pas mal», laisse-t-il tomber.