Le secteur Pointe-du-Lac sera de nouveau indiqué sur les panneaux aux limites est et ouest, sur l’autoroute 40 et la route 138.

Le ministère dit oui au retour de Pointe-du-Lac sur les panneaux routiers

TROIS-RIVIÈRES — Le secteur Pointe-du-Lac sera de nouveau indiqué sur l’autoroute 40 et la route 138. C’est là la décision qui a été communiquée à la Ville de Trois-Rivières par le ministère des Transports, après que le conseiller municipal du secteur François Bélisle, en ait fait la demande l’automne dernier. Une décision qui pourrait inciter d’autres conseillers municipaux à présenter la même demande pour d’autres secteurs.

Précisons d’emblée que l’indication «secteur Pointe-du-Lac» ne sera pas inscrite sur les grands panneaux annonçant les sorties d’autoroute, mais bien sur les panneaux délimitant les limites de la Ville de Trois-Rivières, en bordure de route. Ainsi, sur l’autoroute 40, deux panneaux indiquant «Trois-Rivières (secteur Pointe-du-Lac) seront bientôt visibles, un en direction est et l’autre en direction ouest, et il en sera de même sur la route 138 dans ce secteur.

Devant cette proposition du ministère des Transports, la Ville a répondu favorablement à la mi-janvier, indiquant qu’elle acceptait cette proposition et souhaitait que le ministère procède à l’installation des nouveaux panneaux. Impossible toutefois de savoir quand ces panneaux seront installés.

Pour le conseiller municipal du secteur, François Bélisle, il s’agit d’une excellente nouvelle, lui qui en avait fait un engagement électoral tant en 2013 qu’en 2017. «Je suis content pour ceux qui s’identifient encore beaucoup au secteur. Pointe-du-Lac, c’est 360 ans d’histoire. Je ne crois pas que ça fasse fi de notre appartenance à la nouvelle ville de Trois-Rivières, au contraire ça la bonifie. Quand les fusions sont survenues, on a dû lancer rapidement un message d’unité et s’identifier comme une seule et grande ville. Maintenant que nous reconnaissons que la fusion a été un succès, on peut aussi laisser une petite part à ceux qui ont encore un fort sentiment d’appartenance au secteur, et il s’agit d’une belle façon de le faire à peu de frais», croit M. Bélisle.

Ce dernier rappelle que l’un de ses adversaires lors des dernières élections, Roland Manseau, en avait aussi fait la proposition lors de la campagne électorale. «À nous deux, nous avions récolté plus de 70 % des votes dans Pointe-du-Lac. C’est évident que c’est un argument qui a parlé aux gens, d’autant plus que je me faisais constamment questionner sur ce sujet», mentionne M. Bélisle.

Autres secteurs

Devant cette réponse du ministère des Transports, les conseillers Michel Cormier de Saint-Louis-de-France et Sabrina Roy du district de la Madeleine indiquent qu’ils pourraient être tentés de présenter eux aussi une demande au ministère des Transports, tant pour l’autoroute 40 que pour les routes nationales 138 et 157.

«Je pourrais être tentée de demander la même chose car le sentiment d’appartenance à l’ancienne ville de Cap-de-la Madeleine est très fort. Je vais attendre de voir comment ça se passe avec Pointe-du-Lac», a indiqué Mme Roy.

De son côté, Michel Cormier admet ne pas avoir été beaucoup interpellé sur la question par ses citoyens, mais se dit à l’écoute. «Si les citoyens, en constatant ce qui se passe avec le secteur Pointe-du-Lac, m’en font aussi la demande, je vais foncer. Le sentiment d’appartenance à Saint-Louis-de-France est encore bien présent, surtout chez les citoyens plus âgés», mentionne Michel Cormier.

Par contre, le projet ne semble pas avoir autant d’échos dans le secteur Sainte-Marthe. «Les citoyens ne m’ont jamais parlé de ça, ni durant la campagne électorale, ni depuis l’élection. Il faut dire qu’à Sainte-Marthe, il n’y a pas vraiment de noyau villageois, ce qui peut expliquer certaines choses. Mais maintenant, je considère que nous faisons partie de Trois-Rivières, que l’annexion a été un succès. Je ne voudrais pas dépenser des deniers publics pour ça», mentionne le conseiller du secteur, Daniel Cournoyer.

Shawinigan

La Ville de Shawinigan avait, il y a plus d’un an et demi, déposé une demande au ministère des Transports afin de voir les noyaux villageois être de nouveau indiqués sur les grands panneaux indiquant les différentes sorties d’autoroute de la 55. La proposition faite à Trois-Rivières, Shawinigan en bénéficie déjà, rappelle le maire Michel Angers.

«Nous avons déjà ces petits panneaux pour délimiter les secteurs. Nous, ce que nous souhaitons, c’est une équité avec Bécancour, qui bénéficie des différents secteurs sur les grands panneaux d’autoroute. Pour le moment, nous n’avons pas eu de réponse, le ministère est encore en analyse. On continue, on fait des relances. Mais je dois dire que la patience aura bientôt ses limites. S’ils pensent étirer ça pour qu’on les oublie, c’est peine perdue, car on va insister et de façon plus bruyante encore», signale Michel Angers.

Candidats

Les deux candidats annoncés à ce jour à la mairie de Trois-Rivières s’entendent sur un point: ils sont en faveur du retour des différents secteurs de la ville de Trois-Rivières sur les panneaux routiers, à condition que cela émane d’une demande citoyenne. «Si les citoyens en font la demande, j’estime que c’est une bonne idée. Il est normal que l’on fasse le nécessaire pour reconnaître le sentiment d’appartenance des citoyens», mentionne le candidat Éric Lord.

«Lors de la dernière campagne électorale, je l’ai beaucoup entendu de la part des gens des secteurs Cap et Saint-Louis-de-France. Je crois que ce serait le signe d’une ville mature, qui s’assume. Aujourd’hui, 18 ans après la fusion, je crois qu’on peut assumer qu’on forme une ville forte, mais avec des secteurs dynamiques qui ont une histoire propre à chacun», croit le candidat Jean-François Aubin.